"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 14 mars 2017

Un non évènement et un appel !



Annoncé depuis 15 jours, j’oserais dire "programmée" depuis deux mois, la mise en examen de François Fillon est proclamée. Bon. Les chefs d’inculpation (on doit dire "mise en examen", formule plus chic qui m’a toujours parue ridicule) ne nous apprennent rien qui ne soit déjà annoncé depuis le début. On est même déçu de ne pas apprendre qu’il a abusé de la faiblesse d’une vielle rentière comme Sarko, torturé une prostituée mineure comme Dominique Baudis, mis d’autres sur le trottoir avec Dodo la Saumure et DSK, trafiqué avec des gangsters comme Pompidou, trafiqué dans le diamant comme Giscard… Euh, non, toussa c’était terminé par des non-lieu, donc ça ne peut pas resservir… En revanche, on pourrait encore se moquer de ses chaussettes reprisées comme Bérégovoy ! Avec un peu de chance lui aussi se tirerait une balle sans que personne ne soit responsable !  Mais on ne peut pas dire ça après la séquence sur ses deux costards à 6.000 €… Caramba ! Encore raté !

Bref, cette mise en examen est un non évènement qui va remplir la pagination des journaux et meubler les heures d’antenne pour la plus grande joie des journalistes, des commentateurs et des experts comptant les sous de leurs piges et de leurs cachets d’interventions sur les plateaux…. Répété et délayé en boucle pour éviter de parler du sujet qui emmerde (élire un Président pour faire quoi ?), cette mise en examen est le type même du non-évènement !

Le seul micro-évènement, c’est d’avoir avancé de 24h la date programmée, rendez-vous pris. Les juges d’instruction devaient avoir un trou libre imprévu dans leur agenda et, vu l’urgence… Peut-être était-ce pour désorganiser le programme de la journée du "mis en examen" et le déstabiliser ? Meuh non, qu’allez-vous chercher ? Ou plutôt, pour donner plus d’impact médiatique à quelque chose convenu de longue date et que la presse se préparait à ne traiter que le lendemain. Je dis ça, je dis rien…

Mais ça reste un non-évènement, un truc attendu de longue main comme un "heureux évènement"…

Bref. Quel que soient les suites de cette affaire, il reste deux problèmes sur la table :
- L’un ne dépend pas de nous : C’est la force de caractère de l’homme François Fillon pour tenir le coup jusqu’au jour, qui n’est pas demain mais viendra, où toussa se dégonflera ; voire où l’on se posera pour certains la question d’éventuelles "complicités de recel de détournement du pouvoir public en vue d’assassinat politique" …
- L’autre dépend de nous : Qu’on apprécie ou non l’homme, qu’on apprécie ou non son programme, aujourd’hui, ici et maintenant, il représente la seule alternative à la catastrophe, la seule perspective de redressement que les sortants s’ingénient à tuer dans l’œuf !
La seule. Car si Marine Le Pen peut effectivement être élue, elle ne pourra en aucun cas réunir une majorité parlementaire pour disposer d’un gouvernement qui ne lui soit pas hostile. Elle sera en cohabitation dès le premier jour et même pas question de faire un référendum !  

Certes, non sommes confronté à la loi de l’emmerdement maximum. Et alors ?

Raison de plus de tenir bon !

Tous avec François Fillon !

5 commentaires:

  1. Que fera-t-il de plus que quand il fut premier ministre?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce qu'il pourra... Ne rêvons pas... Quoi qu'il en soit, ici et maintenant, c'est le seul avec qui reste ouverte sur la table une option qui ne soit pas catastrophiquement négative...

      Supprimer
  2. depuis 1962 je ne vote plus pour ces gens là

    Ils n'ont rien fait pour mon , notre pays
    Ils sont responsables de notre triste état (dans les deux sens )

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n’ose croire que vous allez voter blanc ou vous abstenir. Donc je soupçonne^^ que vous allez voter MLP. Je me trompe ? N’en faites rien, grand Dieu ! Votez si vous voulez FN aux législatives pour lui donner du poids ; voire pour elle au 2° tour si vous y tenez vraiment. Mais dites-vous bien qu’elle ne pourra RIEN FAIRE !
      Prenez l’exemple de l’Euro : Elle veut en sortir, OK. C’est nécessaire. Mais elle ne pourra pas pour trois raisons :
      1° Elle ne pourra pas faire un référendum (il faut la signature du premier ministre. Et pour qu’elle en ait un qui signe, il faudrait un raz de marée portant au moins 290 députés FN à l’AN ce qui est arithmétiquement impossible avec le mode actuel de scrutin et encore moins avec la proportionnelle)
      2° On est dans un tel état financier et d’endettement qu’on ne peut pas se permettre de "sortir" de l’Euro. Ni seul, ni accompagné de quelques-uns. Il fait en revanche carrément supprimer l’euro ! Qu’il soit démantelé d’un commun accord imposé par au moins une vingtaine de pays et tant pis pour l’Allemagne… Ça arrivera mais ce n’est pas encore mûr pour qu’on les trouve…
      3° De toutes les façons, ce n’est pas quelqu’un qui annonce qu’il sortira de l’euro qui pourra nous en faire sortir. Seul quelqu’un qui ne l’a pas annoncé peut réussir ça sans trop de casse "compte-tenu des circonstances…" Cf. début de mon 2° : on ne peut pas fermer les marchés pendant trois ou six mois…
      Tout le reste est à l’avenant sans groupe parlementaire d’un seul bloc majoritaire à lui tout seul…
      Votez au moins Fillon au 1° tour pour éjecter la cata assurée du cyborg Macron-Hollande-bis. Au 2° vous verrez. Mais réfléchissez.

      Supprimer