"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 29 mai 2017

Moralisation, piège à cons !



Certains pensent tabous et totems (ou printemps…), d’autres se réfèrent à Carl schmitt et à son ordre de succession des secteurs dominants. C’est toupareil. A chaque époque surgissent de nouvelles neutralités, c’est-à-dire de concepts allant de soi, faisant autorité et que nul ne peut contester sans être mis au ban de la société. Ça a commencé par le concept de Dieu, ça s’est poursuivi en (très) gros par les trois états qui ont engraissé les droits d’auteur d’Auguste Comte et ce n’est pas fini.
On notera que ces neutralités dominantes successives ont toujours été justifiées par la foi (théologie, métaphysique, etc.) L’acuraba de base pense naïvement que le positivisme nous a libéré de ces résidus anciens. Il n’en est rien. Il s’agit toujours de foi en l’économie, de foi en la technique. L’objectif final poursuivi a été occulté par la manière de l’atteindre. Et c’est l’outil retenu pour l’atteindre qui a pris la place de l’objectif comme divinité incontestable sauf à être coupable de blasphème…

A cet égard, on observe de nos jours le succès rencontré par certaines divinités secondaires de la théogonie actuelle. Parmi celles-ci, je pense tout de suite aux Valeurs de la République et à la Société Civile qui bénéficient de cultes indiscutables et indiscutés avec pèlerinages et fêtes votives dont nul ne saurait s’exonérer. Vous noterez d’ailleurs que même leurs grands prêtres les plus érudits se gardent bien d’en donner une définition ; le fait même d’avoir l’air d’oser tenter d’en demander une vous rend suspect de mécréance, ce qui confirme leur caractère sacré. Mais je m’égare.

Parmi ces neutralités dominantes de saison, il y en a une autre dont toulemonde psalmodie les cantiques de louange dans toutes les chapelles : La moralisation de la vie publique. Or, d’Alexandre de Macédoine à Clovis, de Richelieu à Churchill, de Cyrus II en 550 avant JC à François Hollande, dites-moi un peu ce que la morale a à voir avec la politique ?  Hein ?
Mais bon ; vous en voulez ? Vous en aurez…

Et, bien entendu, pour aller au combat la fleur au fusil vers cette nouvelle Jérusalem terrestre ("L’an prochain à Jérusalem la Morale !"), il faut aplanir des montagnes. C’est ainsi que la question majeure, incontournable, qui domine cette année la campagne de la Grande Election à trois tours (le 2° des 4 étant purement rituel) n’a été ni l’identité nationale, ni l’immigration, ni le chômage, ni l’Europe, ni la dette, ni les retraites, ni les réformes structurelles, ni même l’âge du capitaine. Le seul combat tactique objet de toutes les attentions, c’est la lutte contre les conflits d’intérêts !

Je pourrais en profiter pour bavasser sur Richard Ferrand après bien d’autres. Mais non. Ce que je retiens de la place majeure donnée à la chasse aux conflits d’intérêts dans les "programmes de gouvernement" comme dans les "soucis" de la Presse, c’est la preuve a contrario qu’ils n’ont rien d’autre à dire, à proposer, à défendre… Et donc qu’on ne sait toujours pas où on va…

2 commentaires:

  1. Quant à la moralisation de la vie politique - arrėtez-moi si je profère des sottises - le premier devoir d'un élu ou qui veut l'être, c'est de ne pas accepter de se voir offrir de jolis costumes par n'importe qui, et le second c'est de voter et appeler à voter macrounette. Le reste est accessoire, vous en conviendrez.

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    1. kobus van cleef29/05/2017 19:02

      vous avez oublié l'essentiel, c'est de lutter contre la haine et les heures mal éclairées de l'histoâre

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