"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

lundi 21 novembre 2011

Des portes ouvertes et des paroles en bois…

Titre à la con qui m’est venu comme ça…


Je reviens tardivement sur une info essentielle que le monde attendait : L’installation de l’équipage de campagne du capitaine de pédalo promu à l’ancienneté (vous noterez que je précise la raison de son grade, histoire de vous montrer que je suis capable d’apporter de la valeur ajoutée à la créativité de Mélenchon…) :


Je salue évidemment au passage le subtil équilibrage entre les écuries des concurrents primitifs éliminés du barnum en première semaine, lesquels ont semble-t-il remplacé les courants, concept devenu brusquement vieillot. Mais ce qui a retenu mon attention, ce sont les quatre porte-parole du candidat puisqu’ils devraient acquérir dans les mois qui viennent une visibilité au moins aussi envahissante que celle de Rachida Dati en 2007… Et notamment les femmes… C’est toujours intéressant de savoir un peu ce qu’il y a derrière le travail de la maquilleuse des plateaux télé, au-delà de la présentation bisounoursienne qui nous en est faite…


- Soyons donc bref sur les deux hommes :


Bruno Le Roux – Député du 9-3, ce qui vous pose son homme, il a beau n’avoir que 46 ans, c’est probablement déjà une sorte de saurien vu qu’il a fait ses premières armes aux riches heures de Mauroy. Surtout réputé comme adversaire acharné de la possession d’armes par les ploucs lambda (fussent-ils tireurs sportifs en club), il fut secrétaire national du PS aux élections et maîtrise donc sûrement toutes les bizarreries de la boutique, ce qui est bien utile…


Bernard Cazeneuve - Député-maire de Cherbourg, il a 38 ans et c’est un homme d'appareil, proche du courant fabusien et pro-nucléaire. Il fut chef de cabinet de divers secrétaires d’état jusqu’à la 2° cohabitation, laquelle, bonne fille comme d’hab’ n’a pas manqué de recaser ses adversaires battus dans diverses sinécures. Pour lui, ce sera alors secrétaire général du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques… (ce qui laisse supposer quelque compétence à la manoeuvre dans la conduite des pédalos...)


- Maintenant les femmes :


Najat Belkacem – D’origine marocaine, fille d’un ouvrier maçon, elle incarne à la perfection cette nouvelle génération suffisamment compétente et vive d’esprit pour savoir maximiser à son profit les opportunités de marche-pied de carrière et de promotion rapide qu’offre la double aubaine d’être à la fois femme (les quotas, messieurs, les quotas !) et issue de la diversité… Plus que femme puisque aussi séduisante et intéressante de médiatiser ; plus que diverse puisque arabo-musulmano-étiquetable…

Donc, a 34 ans, elle est, presque d’un seul coup d’un seul, conseiller général, adjointe au maire de Lyon chargée des grands événements, de la jeunesse et de la vie associative et Secrétaire nationale du PS en charge des questions de société. Sur ce dernier point, elle est le porte-voix du courant proche des associations LGBT au sein du bureau national du parti. Elle est notamment très en pointe en faveur de la légalisation de la gestation pour autrui… Notons qu’elle a pondu un fascicule intitulé : Pluralité visible et égalité des opportunités

Avec sa frimousse de petite brune à la mèche en bataille, elle a déjà été à 29 ans porte-parole de Ségolène pour la dernière présidentielle et a remis ça pour la diva des Charentes lors de la récente campagne primaire. Le bon François n’allait pas se priver de sa charmante petite gueule pour vendre sa viande aux acurabas qui, comme chacun sait, se décident souvent moins sur le produit que sur le sourire de la vendeuse…


Ah ! Najat ! J’oubliais : Le magazine Lyon Capitale l’avait élue "Lyonnaise de l'année" (2007) en compagnie de… Karim Benzema…


Delphine Batho – Fille des photographes du même nom, elle incarne à la perfection un autre cheptel reproducteur, pouponnière assez prolifique pour bébé-éléphants : Lycée Henri IV (c’est du sérieux) et militante des organisations lycéennes, à 17 ans présidente de la FIDL grèvicole puis, étudiante sans étudier, elle s’engage à SOS Racisme et en devient à 19 ans vice-présidente aux côtés de Fodé Sylla. "La représentante de la deuxième génération de SOS" écrit alors Le Monde

A 30 ans, lors du psychodrame de l’éclatement du courant Gauche socialiste, elle reste fidèle à Julien Dray dont elle était alors l'employée au Conseil Régional d’Île-de-France… A 38 ans, elle est aujourd’hui députée au siège que Ségolène Royal lui a confié dans son fief…


Ah ! J’oubliais ! Notre Delphine est locataire à Paris dans le 19° d’un appart’ dont le proprio est la Régie Immobilière de la Ville de Paris. Lequel proprio, harcelé par Delanoë cherchant à faire des économies, a invité la belle à vider les lieux en juin dernier. Suite à son refus, un arrangement a été trouvé, la preneuse acceptant une augmentation significative de son loyer. Lequel nouveau loyer majoré serait de 40% inférieur au loyer mensuel d'un logement équivalent dans le parc privé…


Question : Avez-vous lu quelque chose à ce sujet, comme un entrefilet en page intérieur du Canard ou de Libé ?

Je m’étonne qu’elle ne se trouve pas discriminée par rapport à un Hervé Gaymard ou un Alain Juppé. Mais bon…


samedi 19 novembre 2011

Dans la pouponnière de nauséelites…

Liberté Politique a publié ces jours-ci un texte écrit par un jeune catholique qui survit dans le temple de la modernité intellectuelle. Je vous en propose ci-après un large extrait :


(…) Après quelques minutes de marche pour remonter le boulevard je tourne rue des Saint Pères, au 56 je rentre dans la cour.

Je pénètre à l’intérieur pour arriver devant la machine à café. En buvant je regarde les annonces et affichettes accrochées sur le mur. L’une d’entre elles présente deux hommes qui s’embrassent et un slogan : "non à l’ordre moral", mon regard se déplace vers la gauche, une affiche du NPA défend la libre contraception et l’avortement. Mon café a très mauvais goût. Le "think-tank" Terra Nova propose une nouvelle réflexion sur la société –en prenant soin de convier les représentants germanopratins de la diversité - et l’UMP est fier d’organiser une conférence importante pour l’avenir du pays, et sans langue de bois. En jetant mon café, je vois une affiche du Centre St Guillaume dans la poubelle. Il s’agit de l’aumônerie catholique…

Une fois le jardin traversé j’arrive dans la "péniche", le grand hall d’entrée. Sur les murs de droite comme de gauche, il y a beaucoup d’affiches... du NPA qui veut « désarmer la police », du Front de Gauche qui présente son programme ("casse-toi pauv’ con"), du Parti Socialiste "section Jean Zay" qui affiche ses couleurs et sans oublier la courageuse affiche de l’UMP dont on distingue le sigle entre plusieurs autres affichettes. Sur une grande table sont disposés des journaux. La pile du Monde n’est plus, ni celle de Libération. Il reste des exemplaires du journal "la Croix". Je lis la une d’un journal financier américain lorsque une jeune fille m’aborde et me demande de signer pour Amnistie International. De bonne Foi je refuse mais elle insiste prétextant que c’est pour la défense "des droits humains" en Iran ou pour la liberté de la presse en Asie du Sud-ouest, je ne sais plus. Bien que téméraire je décline à nouveau et la remercie. Elle persiste et m’assure que nous sommes tous concernés par les droits de l’homme et la justice dans une vision universelle. Ayant envie de débattre –elle a insisté- je lui demande à mon tour de quels droits de l'Homme il s'agit, ce qui pour elle fonde cette dignité de la personne humaine, qui pour moi est considérée à travers l’absolu de Dieu. Ses yeux s’écarquillent. Elle m’explique alors avec beaucoup de franchise qu’il importe peu que ce soit pour "Dieu, Allah ou je ne sais quoi" et que cela est une préoccupation de tous les citoyens. Je réponds simplement que je préfère m'assurer qu'il s’agit d'un engagement cohérent avec ma foi chrétienne. Elle soupire, s’en va en concluant avec rhétorique et répartie : "facho…"

Je retourne à ma lecture. La foule grossit "en Péniche", les gens se pressent, le cours magistral va bientôt débuter.

Je me dirige vers l’amphithéâtre mais une personne à une autre table m’interpelle et me demande si je souhaite participer à une conférence sur l’homoparentalité. Je regarde le nom et les associations des intervenants sur son tract et lui fait part de ma surprise quant à l’absence de personnes pour défendre l’opposition à cette question. Selon le jeune homme, ce n’est pas un débat mais bien une conférence pour défendre les couple "gay et lesbiens qui n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens." Il remarque mon dodelinement et me demande pourquoi j’ai cette réaction. Il y a du monde derrière moi, l’Unef a sa table juste à côté, j’hésite à répondre. Je me lance en expliquant que le mariage ne peut être selon moi qu’une union entre un homme et une femme. Cette réponse ne convient pas car je suis de toute manière dans le schéma archaïque des sexes alors que les humains se définissent par genres, ce qui constitue une pensée très anti-égalitaire. Avec courtoisie je dispose et entre dans l’amphithéâtre.

Mon ami Alexis m’attend. Nous soupirons et nous préparons à prendre des notes du cours. Deux heures plus tard la cours s’achève sous une pluie d’applaudissement comme à chaque fois avec ce professeur. Nous nous regardons, nous soupirons et esquissons un sourire. Désormais nous savons que Mai 68 a été un moment fantastique et un "progrès sans précédent" pour ce professeur, que le terrorisme n’est qu’une "conséquence d’un manque d’intégration sociale à l’échelle mondiale", qu’il est nécessaire d’envisager une répartition globale des richesses, que de toute évidence et en toute objectivité "Huntington n’est que de la théorie de supermarchés", et enfin qu’il était absolument nécessaire que l’espace mondial puisse évoluer vers l’unification du monde pour défendre les droits de l’homme. En quittant l’amphithéâtre, je salue Alexis qui a un autre cours et m’apprête à traverser le grand hall pour rejoindre des amis. Je remarque sur le côté droit une table que je n’avais pas remarquée avant et sur laquelle étaient disposés des tracts et une boite en carton. Dans celle-ci il y avait des préservatifs. Surpris et ayant mis quelques secondes à réaliser cela, une femme du stand me précise qu’ils sont gratuits et que je peux me servir. Afin de ne pas créer d’incidents diplomatiques (le Directeur est à quelques mètres dans le hall) je refuse avec gentillesse et avec un large sourire. Un jeune homme me demande alors si par hasard je préférerais "ceux-ci", c’est-à-dire avec le logo "gay" dessus, avec un aussi grand sourire. J’arrête de sourire et décline l’offre, avec courtoisie, et me dirige vers la sortie en évitant de justesse un tract de l’Unef. Je retrouve mes amis, allume une cigarette et nous parlons. La voiture du Directeur conduit par un autre passe devant nous.


Ce fut une journée banale à Sciences Po Paris*

(…)


C’est signé Charles-Maurice** et in extenso c’est .


[notes du Plouc : - * : On n'oubliera pas que les diplômés de ladite pouponnière constituent de très loin l'essentiel des reçus au concours externe de l'ENA, vivier incontournable du renouvellement de la classe dirigeante de notre beau pays...
- ** :
évidemment on me dira qu’il ne s’appelle pas Kevin-Ibrahim. Comme il ne risque pas d’intégrer l’ENA et devra passer par la case du vulgum (la course aux entretiens, etc.), je pense qu’il lui faudra se résoudre dans un proche avenir à utiliser le CV anonyme…]

vendredi 18 novembre 2011

50 ans de progrès et Beaujolais nouveau…

Ce qui suit a déjà archi traîné sur la toile mais bon, ces tranches de vie du quotidien sont une bonne illustration des formidables progrès accomplis par notre civilisation depuis la guerre d’Algérie, les grèves de Decazeville et le printemps de mes seize ans :


* Tu n’as plus de lait, de beurre et d’œufs..
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1961 : Tu pars chez le crémier qui te dit bonjour. Tu prends du lait dans ton bidon en alu et du beurre coupé à la motte. Puis tu demandes une douzaine d'œufs qu'il sort d'un grand compotier en verre. Tu paies avec le sourire de la crémière et tu sors sous un grand soleil. Le tout t’a pris 10 minutes.
- 2011 : Tu prends le caddie de merde dont une roue est coincée et qui le fait aller dans tous les sens sauf là où tu veux, tu passes par la porte qui devrait tourner mais qui coince par ce qu'un benêt l'a poussée, puis tu cherches le rayon crémerie où tu te les gèles. Là, tu choisis parmi 12 marques le beurre qui devrait être à base de lait communautaire et vérifie la date limite... Pour le lait, tu dois choisir avec des vitamines, bio, allégé, très allégé, nourrissons, enfants, malades, ou mieux en promo avec la date dessus et la composition... Pour les œufs, tu cherches la date de la ponte, le nom de la société et surtout tu vérifies qu'aucun œuf n'est fêlé ou cassé. Tu fais ensuite la queue à la caisse. La grosse dame devant toi a pris un article en promo qui n'a pas de code barre... alors tu attends, tu attends... Puis, toujours avec ce foutu caddie de merde, tu sors sous la pluie chercher ta voiture que tu tardes à retrouver, ayant oublié le n° de l'allée... Enfin après avoir chargé, il te faut rapporter l'engin pourri et t'apercevoir qu'il est impossible de récupérer ta pièce de 1 €... Tu reviens à ta voiture sous la pluie qui a redoublé. Cela fait plus d'une heure que tu es parti…

* Lucien et Marc se disputent à la récré et se flanquent quelques coups de poing après la classe...
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1961 : Les autres les encouragent, Marc a le dessus. Au final, après que Lucien aura fait la gueule quelques jours pour le principe, ils seront copains pour la vie...
- 2011 : L'école ferme. FR3 fait un "sujet" sur la violence scolaire avec cameraman devant l'école, relayé par TF1 au journal de 20 heures. Le lendemain, Le Parisien et Métro reprennent l'affaire avec l’interview d’une sociologue...

* Le petit Jean tombe pendant une course à pied, se blesse au genou et pleure. Son instituteur Jocelyn le rejoint et le prend dans ses bras pour le réconforter...
- 1961 : En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course…
- 2011 : Accusé de perversion sur mineur, Jocelyn est mis à pied et écopera de trois ans de prison avec sursis. Jean va de thérapie en thérapie pendant cinq ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l'école ainsi qu’à l’instit’ pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. Au chômage et endettée jusqu’à l’os, Jocelyn, se suicide en se jetant du haut d'un immeuble. Plus tard, Jean succombera probablement d’une overdose au fond d'un squat…

* Tu rentres de vacances...
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1961 : Après avoir passé 15 jours en Bretagne, en famille dans la caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent. Le lendemain tu repars au boulot avec regret mais frais et dispos.
- 2011 : Après 2 semaines aux Seychelles, obtenues à peu de frais grâce aux "bons vacances" du Comité d'Entreprise, tu rentres épuisé et excédé par 4 heures d'attente à l'aéroport, la course en tenant ton pantalon pour enlever et remettre pompes et ceinture au contrôle, le tout suivi de 12 heures de vol. Au boulot tu mets une semaine à te remettre du décalage horaire…


* Arrive le troisième jeudi de novembre. Une amie débarque à l’improviste à Lyon. Le frigo est vide et tu veux l’emmener dans un petit resto du quartier..
- 1961 : Tout se passe comme tu l’avais souhaité…
- 2011 : Merde ! Ce soir c’est "Beaujolais nouveau" ! Après onze coups de fils infructueux, tu tentes ta chance sur zone en slalomant entre des gros lards avinés et leurs plantes vertes à hauts talons. Enfin casés, assis autour d’un guéridon carré en formica de 50 cm de côté, tu reprends ton souffle et passes commande deux plats avec… une bière et un pichet de Côte du Rhône

Brusque silence tout autour. Tout le monde se retourne et te regarde…


C’est alors que tu prends conscience d’être désormais une minorité visible

mercredi 16 novembre 2011

A chacun ses cognes…

Je lis dans la presse que trente policiers Roumains vont être affectés à Paris et dans la petite couronne pour participer en uniforme à des patrouilles mixtes avec nos gardiens de la paix. Ces renforts attendus dès ce mois-ci seront déployés dans les endroits "où se trouvent les ressortissants roumains"…


On notera qu’il s’agit bien de personnels en tenue dotés de prérogatives de police sur la voie publique ; rien à voir avec le travail délocalisé de personnels en civil pratiqué depuis déjà longtemps dans le cadre d’une heureuse coopération et d’échanges de renseignements. Et, bien que cela n’ait guère à voir, je note en passant que ces braves gens prendront leurs fonctions plus d’un mois avant l’entrée de leur pays dans "l’espace Schengen"…


L’ouverture à la diversité, l’heureuse déconstruction des restes obsolètes de spécificités nationales et l’externalisation des missions régaliennes se poursuivent à un rythme accéléré qui ne cesse pas de me ravir.


Face aux effets secondaires contrariants d’un communautarisme somme toute légitime et aux trop lentes avancées du vivre ensemble que le monde entier nous envie, cette mesure me semble être le début bien timide d’une solution finale à nos problèmes (quels problèmes, d’ailleurs ?) Que n’y a-t-on pas pensé plus tôt !


On voit bien là la frilosité et le manque de créativité de nos dirigeants européens. Qu’attend Angela pour demander à Erdogan de lui envoyer ses flics ? Cameron pour importer des poulets du Bengladesh ou du Nigeria ? Quant au successeur de Berlusconi, il serait bien inspiré de sous-traiter l’arrondissement de police de Lampedusa au CNT ou à la Tunisie…

Quant à nous, pourquoi n’avons-nous pas pensé à implanter un commissariat algérien à Marseille ? Et un poste de police saoudien rue Myrha ?


Mais tout ceci, hélas, ne sera d’aucune efficacité. A chacun ses cognes… OK ! Et à quand ses juges ?

Il ne suffit pas de cocooner nos acurabas divers en leur procurant une police qui leur ressemble, il faut leur assurer aussi une Justice qui leur ressemble. Plutôt que des Parquets flottants renvoyant jouer au jardin de pauvres déférés angoissés dans l’attente de compléments d’instructions et autres vices de forme, qu’attend-on pour leur offrir des Tribunaux qui leur plaise, avec potence, fouet, hachoir à main…


Je crois avoir lu un jour quelque part que dans la Gaule pré-romaine, la culpabilité pour certains crimes et délits était certes fondée sur le droit local du lieu où les faits avaient été commis, mais la peine appliquée devait être celle prévue par le droit personnel (tribal) du coupable…


Cool…

lundi 14 novembre 2011

La Tour Eiffel, nouveau symbole de l’OMC.

Nouzôtres provinciaux de passage comme les bouseux, pardon les canicrotteux du lieu avons tous subi le harcèlement rituel d’improbables cirages à babouches voulant nous vendre des tours Eiffel en laiton ou en plastoc faisant même parfois de la neige quand on les retourne ; et cela notamment dans les parages de la vraie en fer et en os…


Il semblerait que l’activité de ces intermittents du commerce de rue fasse de la concurrence aux couillons tenant échoppe stable à patente et TVA incluse, lesquels se plaignent, dit-on d’une perte de chiffre de l’ordre de 50%… C’est ce qui motive la lutte chaque jour renouvelée de la police contre la vente à la sauvette dans les lieux touristiques de la fière cité. Ce que faisant, les pandores se sont crus autorisés lundi dernier à poser leurs pattes velues sur un honnête commerçant, sa dame et son lardon tenant boutique dans le 3° arrondissement. Les susdits avaient en effet la fâcheuse habitude de fournir en exclusivité et sans facture de la camelote à des revendeurs accrédités qui n’étaient pas moins d’une centaine à faire quotidiennement la queue devant l’établissement pour s’approvisionner…


La perquisition du magasin et de son entrepôt annexe d’Aubervilliers a contraint nos braves fonctionnaires à collationner et enregistrer comme pièce au dossier… 20 000 cartons d’articles "made in China" contenant à 90 % des tours Eiffel. Le tout représentant 900 mètres cubes de marchandises pour un poids total de 270 tonnes…

Représentez-vous le truc : Un appart’ de 300 m² Carrez vide et sans moulures rempli à ne pouvoir glisser une feuille A4 contre le plafond. Ou 250 mille boîtes de chaussures… Et bien sûr, des conteneurs et semi-remorques représentant epsilon de ce qui échappe aux contrôles douaniers…


Ces gentils commerçants quadragénaires ayant pignon sur rue sont évidemment d’honnêtes chinetoques, ressortissants étrangers avec papiers (passeport pékinois et tout et tout…)


La loi LOPPSI 2 tant décriée par nos degauche permet dorénavant, il est vrai, de punir de 6 mois de prison et de 3 750 euros d’amende les cirages à babouches en charge de la vente au détail de proximité. C’est beaucoup pour ces malheureux lampistes n’est-ce pas ? Mais rassurez-vous, au pire ça se traduira pour eux par une semaine de Travaux dIntérêt Général, et seulement dans l’hypothèse où on les retrouve pour le leur notifier…

En revanche, s’agissant de l’exploitation de la vente à la sauvette en bande organisée, nos braves chinetoques sont eux passibles de 45 000 euros d’amende et de 3 à… 10 ans de prisons…

Là aussi, rassurez-vous. Sur instructions du Parquet, les mis en cause ont été laissés libres à l’issue de leur garde à vue, à charge pour les policiers de poursuivre l’enquête en préliminaire ; un audiencement rapide de ce dossier serait prévu...


Faut bien que la Chine puisse continuer à récupérer les dollars de nos touristes. Après tout, on compte sur elle pour porter nos dettes. Et on a bien besoin de ça pour continuer à payer les salaires de nos policiers et du Parquet…

samedi 12 novembre 2011

Voulez-vous skier avec moâ ?

J’aimais bien faire voler la poudreuse sur les pistes de Praz et de N.-D. de Bellecombe. Les autres stations de cet "Espace", j’en connais moins le potentiel mais j’ai suffisamment de potes dans le coin qui en sont enchantés…

Pourquoi vous parler de ça aujourd’hui ? Parce que je suis tombé hier sur un de ces dépliants publicitaires au format drap de lit comme on en trouve dans sa boîte aux lettres avec la photo en quadrichromie de la paire de côtelettes en promo chez Auchan. Mais là, c’était sur papier glacé agrafé, seize pages ciblées montagne, glisse et après-glisse chic sur fond de Mont-Blanc, avec plein de "publi-reportages" pour faire la promotion des stations du coin et, bien sûr, de "réclames" d’hôtels, agences et promoteurs immobiliers…

Et au milieu de toussa, sur ½ page, un encart s’adressant prioritairement aux acurabas qui (comme moi) adorent jouer au manège sur des planches qui ne sont plus de bois. Et pour leur soutirer quoi, je vous le demande ? Pour leur donner envie de venir le samedi (jour creux) rentabiliser les pistes de l’Espace Diamant (contre lequel je n’ai rien, je le répète)

Ce pavé à dominante rouge très Far-West, tout à fait dans le look d’un de ces comics d’Hopalong Cassidy dont raffolaient les mômes au début des années 50, a été concocté par Pamplemousse, une agence de com’ rhônalpine, qui donne force et vitamine à votre image en vous apportant réactivité et professionnalisme. On le doit plus précisément à Samuel B., un "graphiste créatif free-lance"… Bon, faut que je vous le montre :

J’adore… J’ai tout de suite pensé à cette ancienne affiche démocrate d’une campagne US où une photo de Richard Nixon renfrogné et mal rasé s’accompagnait de la légende : "Prendriez-vous ce type en stop ?"…

Les communicants de Pamplemousse sont contents. Ils ont rempli le contrat et ont été payés. Le client est content aussi : sûr que l’objectif sera atteint… A voir la tronche dessinée par Samuel les couillons vont se précipiter. Ils n’ont qu’une hâte, quitter leur trois-pièces-cuisine de région parisienne et les couloirs du métro pour trouver l’air pur et la neige immaculée une petite semaine en février. C’est exactement ce qu’ils cherchent !

Regardez-le : Le regard surtout, on voit qu’il veut s’en faire une (de descente !) le ricanement du carnassier un chouia négroïde et pas rasé avec la quenotte diamantifère à la Dracula… Tout à fait le genre de mec que tout skieur bien né a envie de croiser au coin d’un sapin à la fermeture des pistes…

jeudi 10 novembre 2011

Voilà où ça mène !

Oui, je sais, je suis en train d’aggraver mon cas !


Mais je ne peux pas m’en empêcher… C’est la faute à Woland (c’est vraiment le Prince de ce monde comme son nom l’indique…) Réagissant avec mesure à l’évocation dimanche dernier de ma sortie encore juvénile sur le rugby, il avait eu la bonté de me conseiller de saines lectures. Il aurait pu s’en tenir là…


Ben non ! Ce matin dans ses brèves, il trouve le moyen d’apporter à mon moulin une eau dont j’avais tout juste et subsidiairement suggéré une éventuelle fontaine du côté d’Oxford ou de Cambridge…


Ayant à l’évidence de curieuses lectures, il attire mon attention sur un article de The Telegraph qui nous confirme à quel point la pratique du rugby peut avoir des effets surprenants :


A la suite d’une lésion aux cervicales lors d’un entraînement, le rugbyman Chris Birch, employé de banque de son état, solide buveur et dragueur de filles comme on les aime, a brusquement trouvé sa voie dès son réveil post-opératoire : Finis les comptes-clients et les nanas. Il est désormais garçon coiffeur et à la colle avec un mec…


Alors vous allez me dire qu’on manque sûrement de recul dans l’étude des effets collatéraux et séquelles des suites opératoires sur le rachis cervical ; ou qu’on manque de séries statistiques fiables sur l’évolution des mœurs des guichetiers de banques à travers les âges…

OK. Mais quand même ! Voilà où mène la pratique d’une activité musculaire qui, contrairement au fout’bole, nécessite un niveau concomitant d’activité neuronale manifestement excessif chez le mortel lambda mâle en général et chez le rosbif moyen du genre Chris Birch (à droite sur la photo si vous avez des doutes…) en particulier…


(source)