"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

lundi 21 mai 2012

Mâles et femelles il les nomma… (1)


Ouais, la lassitude, la déprime post-coïtum postélectorale et la procrastination qui en résulte conjuguées avec une bath occase de RTP (Récup’ de Temps Perdu) ont laissé dormir dans le clavier toute la malemort que je souhaite au nouveau gouvernement normal en charge du bien commun de la Fwance.

Tout d’abord, sur un plan général, on ne dira jamais assez à quel point le concept de parité homme/femme, est une scandaleuse atteinte à Droidlhom™ et à ses bienfaits. Dans sa bestialité arithmétique, il nous ramène tout droit aux pétainistes zeurléplusombres, celles de la non-mixité dans les écoles (y compris les normales) et sur les bancs d’églises. On sent que ce n’est pas demain la veille qu’on fusionnera les toilettes séparées, mesure d’économie pourtant nécessaire en cette période de crise pour réduire les coûts d’investissement au m² dans les équipements collectifs. Pour le redressement productif on attendra. Bref, on se croirait revenir à la discrimination, à l’apartheid entre les sexes ! Faudra-t-il en venir à la palpation des bas-ventres par la garde républicaine pour vérifier le compte et s’assurer que les quotas sont respectés ? Alors même que les transgenres ont gagné de haute lutte leur droit à la dignité ! Pour garantir la transparence de la parité quantitative, faudra-t-il imposer la jupe aux femmes ? A ce propos, d’ailleurs, vous noterez sur la photo officielle que les hollandettes ministres les mieux placées protocolairement ont anticipé la réforme (heureusement que Duflot et Batho sauvent la dignité des femmes) Quant aux mecs, ils sont tous fringués pour des obsèques à Saint-Philippe-du-Roule et attendent sans doute de signer le registre. Les chapeaux mous en moins, z’ont la même tronche surannée que sur le perron de l’hôtel du Parc à Vichy en juillet 40… Mais je m’égare. Où ai-je mis la liste ? Ah ! La voilà…

Passons sur Jean-Marc ; on le savait déjà et on ne va pas s’étendre. A voir à l’usage…   

Ensuite ? Ben ensuite on voit que rien ne change, c’est rassurant : La règle d’or reste le savant équilibrage entre les motions, les courants (chers aux chiens crevés), les sensibilités et les diversités. Une table du Conseil des Ministres copiée-collée de la rue de Solférino élargie par souci de rassemblement aux nains de jardin qui tournent autour…
Voyons ça dans l’ordre du tableau :

- Ah ! Fabius au quai d’Orsay ! 1° dans l’ordre protocolaire bien qu’il n’y ait plus de ministre d’Etat. Ça rassure tout le monde. Nos partenaires sont heureux d’avoir désormais à faire avec un vieux débris de la mitterrandie : bien prévisible, en selle depuis trente ans, caricaturé sous un parapluie du temps du Raimbo Warrior, rangé des voitures du sang contaminé, ancien noniste au référendum sur le Traité Européen mais-il-a-changé, etc. Pas le genre à leur casser la baraque… Et le grand capital comme la bonne bourgeoisie ont discrètement poussé un ouf : Le fils d’un antiquaire juif ashkénaze et d’une américaine, baptisé catho à N.-D. de Passy dans le XVI° (même s’il ne s’en souvient plus), qui a fait sa scolarité à Janson-de-Sailly, Normal Sup’, Sce Po et l’ENA, qui a divorcé d’une psychosociologue, qui a vendu avec son frère 9,6 millions d’euros de collections chez Sotheby’s en 2009 et battu à cette occasion les précédents records pour des ventes de sculptures du XIXe siècle… Avec toussa, ce type ne peut pas être dangereux…      .     
    
- Vincent PEILLON, ministre de l'éducation nationale ! Cool ! C’est un philosophe. Comme quoi les gènes de la médecine de haut niveau mixé avec ceux du Kominterm stalinien mènent à tout ! Sa maman née Blum fut directrice de recherche à l'INSERM ; son grand-père Blum, fils du rabbin Félix Blum, fut l’initiateur de l'insulinothérapie en France ; son oncle maternel repatronymé Etienne-Emile Beaulieu (né Étienne Blum) était membre de l'Académie des sciences, professeur de médecine au Collège de France… Quant à sa grand-mère, elle se contentait d’être avocate et active militante féministe.  Et son papa ? Ben, Gilles Peillon était banquier et communiste, directeur général de la Banque commerciale pour l’Europe du Nord, première banque soviétique hors d’URSS avant de se recycler, perestroïka oblige, à la direction d’une banque franco-algérienne. Remarié en secondes noces avec la journaliste Nathalie Bensahel, notre Vincent est père de quatre enfants, ce qui devrait rassurer les associations familiales, prénommés respectivement Salomé, Maya, Elie et Isaac, ce qui devrait rassurer la synagogue et le CRIF.

- Christiane TAUBIRA, garde des sceaux, ministre de la justice !! Je ne m’étends pas. La nomination à un tel poste de cette insupportable incarnation du sectarisme est une insulte délibérée aux Lumières, à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, à… Enfin bref.  Nommer à la Justice une telle vipère en dit long sur la superficialité et le cynisme du rassemblement normal. Une harpie qui se permet de promouvoir officiellement une nouvelle théorie générale du droit. Laquelle ne conduit à rien d’autre qu’à imposer au droit d’ignorer le réel et de travestir les faits en toute connaissance de cause dans tout procès où il faudra cyniquement satisfaire la partie que "on" souhaite privilégier… Je m’en tiendrai là. Ah oui ! Quand même : Cette militante d’un mouvement indépendantiste dont elle se revendique toujours a été condamnée en 2004 par les prud’hommes de Paris pour licenciement injustifié et rupture abusive du CDD de son ancienne assistante parlementaire. Avec Ségolène, bienvenue au club ! C’est bien le retour de "la sociale". Je dis ça, je dis rien…

- Pierre MOSCOVICI, ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur. C’est bien car il est issu d’une famille  juive d'intellectuels de gauche. Ça rassure. Son papa milita au Parti communiste roumain avant de se réfugier en France en 1947 pour devenir psychologue social et participer aux débuts des Verts. Sa maman (née Bromberg) psychanalyste proche du PCF, Sce Po, ENA comme d’hab’, signa le manifeste des 121 (soutien aux porteurs de valise du FLN). Encore un ancien trotsko de la LCR. C’est bien.

-  Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé. Fifille du sociologue Alain Touraine, mariée à l’ambassadeur de France récemment passé du Mali au Tchad, c’est une pointure : membre du Siècle, normalienne, elle fur conseillère de Rocard à Matignon en charge des questions géostratégiques. Va pour le trou de la Sécu et l’Aide Médicale d’Etat…

- Cécile DUFLOT, ministre de l'égalité des territoires et du logement. L’égalité des territoires, ça en jette et j’attends de voir comment va verdir toussa. Un temps tentée par une carrière de fonctionnaire de la Protection judiciaire de la jeunesse, cette géographe et urbaniste spécialisée dans le logement  social sera dans son élément et saura veiller aux besoins de logement des familles recomposées. Après ses trois premiers enfants issus de son mariage, je découvre que sa chère petite Térébenthine a pour papa le photographe écolo Xavier Cantat, frangin du Bertrand de Noir Désir tant aimé par Marie Trintignant... C’est cool.

- Manuel VALLS, ministre de l'intérieur. Là, on a la plus parfaite incarnation du grand flou organisateur visant à entuber tout le monde. Le "fourvoyé d’Evry"  comme je l’appelle est le type parfait d’écran de fumée apte à rasséréner tous les acurabas encore à peu près normalement câblés : C’est le mec qui cause du réel et qui le connaît, le mec dont on se demande pourquoi il n’est pas "UMP-droite populaire". Bon pour les législatives, ça ! Après on verra… Il cause, ouais ; sauf qu’au final il se cale toujours sur la ligne du Parti. Les flics jugeront à l’usage… A part ça, ce cher homme, fervent supporter du FC Barcelone est un de nos rares hommes politiques Français par naturalisation. Fils d’un artiste peintre catalan et d’une Italo-helvète sœur d’un architecte Suisse connu, divorcé de la mère de ses quatre enfants il est remarié avec une violoniste de musique de chambre.  

- Nicole BRICQ, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie. Sénateur de Seine-et-Marne, sur le circuit depuis déjà vingt-cinq ans, au cabinet de Chevènement à la Défense et plus tard de Ségolène à l’Environnement, rapporteur général du budget au Sénat, elle s’est fait une spécialité de la chasse aux niches fiscales. Elle va nous développer les ventilateurs que ce sera un plaisir.

- Arnaud MONTEBOURG, ministre du redressement productif. Le titre du ministère suffit pour me mettre en joie. J’ai d’abord cru qu’il allait s’occuper du redressement démographique, mais non, c’est plutôt une histoire de Viagra industriel. Dommage… Son parcours est bien connu, je ne m’étends pas. Avant de percer il y a déjà une bonne quinzaine d’années, il était avocat. Ce faisant, il a plaidé dans l’affaire du Carrefour du Développement, l'un des premiers scandales de l’ère Mitterrand : 27 millions de francs détournés en deux ans sous couvert d’une structure alimentée par le budget de la coopération, structure dont une des principales utilités était de couvrir et financer la construction d'un hôtel particulier pour Christine Valbray, amie de François Mitterrand (dont Françoise Chandernagor a brossé l'ascension dans son ouvrage La Sans pareille) Mais honnêtement je ne sais pas qui Montebourg défendait dans l’histoire. Il a aussi assuré la défense de Christine Villemin dans l’affaire Grégory. Le genre de truc médiatiquement avantageux.
Son plus beau coup médiatique – pour ce qui est du retour sur investissement – n’a peut-être pas été de s’auto-consacrer Monsieur Propre du PS, mais plutôt son mariage. C’est la veille même de scrutin qui allait lui valoir son premier mandat de député qu’il a épousé dans une abbaye cistercienne Hortense de Labriffe, fille du comte Antoine ; petite fille par son père du proprio d’un château du XVI° avec 110 hectares de terre dans les Yvelines où se sont tournés un tas de films ; petite fille par sa mère (ancienne collaboratrice de Balladur et de Douste-Blazy) de l’académicien Jacques de Lacretelle.  Il a largement eu le temps de lui faire deux mômes avant de concubiner avec cette chère Audrey à la gueule pleine de dents…

- Michel SAPIN, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Voilà  du sérieux. Normal Sup’, conscrit d’Hollande et Ségo à l’ENA, ministre à la Justice les 11 mois qu’a duré le gouvernement d’Edith Cresson dont les vieux rigolent encore puis ministre des finances les 361 jours de celui de Bérégovoy suicidé 33 jours après…  Voilà un homme d’expérience.

- Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la défense. Celui-là a démarré dans le circuit en militant au PSU. Président du Conseil Régional de Bretagne. Comme beaucoup de sans grades de ce gouvernement, souvent inconnus hors de leur fief électoral, il a dû être remarqué par les éléphants au gré de ses "contributions" aux motions de congrès. Il est forcément premier secrétaire de quelque chose dans le Parti (ils sont tous au moins premier secrétaire de leur section de quartier…)

- Aurélie FILIPPETTI, ministre de la culture et de la communication. Fille d'un maire et conseiller général communiste, Normal Sup’ of course, agrégée de lettre, militant chez les Verts à Paris, membre du cabinet d’Yves Cochet ministre de l’environnement. S’étant vue refuser par les Verts un parachutage en Lorraine pour les législatives de 2007, elle les a quittés pour adhérer illico au PS. Pour tenir guichet ouvert à la Réunion des Artistes Subventionnés, on verra si son goût pour les lettres classiques suffira pour protéger sa vertu des assauts libidineux de homards en plastique.

- Geneviève FIORASO, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Initialement prof d’anglais puis travaillant pour la mairie de Grenoble, elle devient attachée parlementaire d’Hubert Dubedout et c’est parti. Devenue chef de cabinet du maire actuel puis cadre marketing à France Télécom, elle est élue députée, tombeuse d’Alain Carignon en 2007. On la présente comme spécialiste des start up et soucieuse d’innovation.


Je fatigue, la suite au prochain numéro.

Soufflez un peu, les acurabas sont bien gardés.

dimanche 20 mai 2012

Au secours ! L’esstrêmdrouââte infecte même le Sahel !


On n’est jamais assez vigilant...

Ça date un peu mais ça s’inscrit bien dans la suite de mon dernier billet (depuis trois jours je suis en RTR, Récup’ de Temps de Retraite) Je m’étonne que dans un pays comme le Tchad, tellement pourvoyeur de richesses et de chances pour nous, on puisse trouver des nervis assez haineuses pour s’opposer si frileusement, égoïstement et ignominieusement aux légitimes et si généreuses avancées de l’impérialisme linguistique et du colonialisme culturel du Califat…
Par respect pour la culture locale, en dépit de quelques corrections d’orthographe grammatical pour faciliter la lecture, j’ai scrupuleusement respecté la syntaxe et le vocabulaire de ce texte commis, n’en doutons pas, par une succursale locale du FN :   
"La plus grande omerta de l’histoire de la République du Tchad qui dure depuis trente-deux (32) ans et, demeure comme un volcan endormi vient de sortir de son état de latence en soulevant le coin de voile opaque qui emprisonne plus d’une tierce personne afin d’éviter toutes velléités contestatrices et de débats démocratiques autour du sujet. Désormais, il ne s’agira plus un sujet de duperie politique réciproque comme ce fut le cas à l’origine lors des passations des accords.
L’institutionnalisation de la langue arabe au Tchad est décrétée et, est rendue obligatoire pour l’année scolaire et académique 2010 – 2011 dans tous les établissements scolaires, lycées, collèges et, universités du pays. Dans les jours qui suivent et, pour l’avenir les 3,14% des arabophones tchadiens tenterons d’imposer leur volonté d’arabisation du Tchad à 97% de la population tchadienne, mieux par les programmes d’enseignement et d’éducation. (…) Cette situation de cafouillage ressemble intimement aux accords de dupes signés en 1978, à Khartoum (Soudan) où l’arabe pour des raisons, dit-on, de réparer le tort fait aux peuples du septentrion Tchad majoritairement musulmans est inscrite dans un document officiel de la République. Les contours d’application, et/ou de vulgarisation n’étaient pas circonscrits ou réellement discutés. (…) Il est plus délicat de manipuler cet instrument dans un pays de mosaïque ethnique et culturel, dans un pays qui par sa géographie est naturellement reparti en un Sud animiste et judéo-chrétien et un Nord animiste et musulman, dans un pays où la construction de la nation selon Voltaire connaît d’énormes difficultés. L’impérieuse question que suscite d’impose une langue de telle ampleur au niveau nationale au 21e siècle dans un pays sous-développé, déchiré par des longues années des guerres politico-militaires et civiles mérite qu’on se dégage et nos esprits des sentiers battues par des frustrations et des querelles de leadership à connotation tribale, ethnique ou régionale.
Le mutisme, le silence des élites et, de la classe politique et, de la société civile face à l’institutionnalisation de l’arabe considéré comme sujet clos et/ou sujet tabou n’est-il pas l’arbre qui est entrain de cacher le foret. L’on est en droit de se demander, sommes-nous conscient de notre retard et des causes sous-jacentes de notre sous-développement pour oser se lancer dans des telles aventures coûteuses économiquement, politiquement, socialement, culturellement et, scientifiquement etc. Le risque en vaut-il la chandelle ? Et, A quel prix !
L’adoption de la langue Française enseignée, parlée comme langue officielle puis, de l’anglais tant aussi enseignée dans nos écoles permet d’achever de justifier notre pleine intégration sur le continent, dans le monde et, dans les institutions internationales. Les pays arabes dans leur grande majorité pour être compétitifs dans ce monde mondialisé, pour des raisons économiques, scientifiques sont obligés de se tourner vers l’anglais et/ou le français.(…)"

Quoi qu’il en soit, nous avons la chance en France d’être ouverts aux richesses de la langue du Saint Prophète (ṣalloullāhou `alayhi wa sallam) qui nous délivrera assurément d’un sabir fwançais, certes mois fleuri que celui des Tchadiens mais quand-même… ("rassemblement dans la croissance", "vivre-ensemble et parité", etc.)

mercredi 16 mai 2012

"Quand moi causer à toi, ça jugement de valeur…"


Pour accéder à la nationalité française, la loi du 16 juin 2011 a introduit de nouvelles conditions pour les postulants à la naturalisation et les personnes souhaitant acquérir la nationalité à raison de leur mariage avec un(e) Français(e). A partir du 1er janvier 2012, le candidat à la nationalité devra prouver qu’il maîtrise le français au niveau "B1 oral", défini par le référentiel des langues utilisé en Europe. Ce niveau correspond à celui acquis en fin de scolarité obligatoire. Il permet de vivre de façon normale dans le pays et de participer à des conversations simples.

J’avais raté la news suivante :

La Fédération des Centres Sociaux Parisiens considère que le concept "Français Langue d’Intégration" (FLI®) stigmatise les migrants et met en danger les démarches d’accompagnement et de formation de ces derniers.

"Depuis de nombreuses décennies, les centres sociaux portent des valeurs de solidarité et de partage et contribuent au développement global des quartiers en s’appuyant sur un principe fondateur : l’initiative et la participation des habitants. [...]
"Un texte qui mélange le droit à l’apprentissage de la langue avec « l’adhésion aux usages et aux valeurs de la République, aux principes fondateurs de la République française, (…), que les Français ont l’ambition de considérer comme universels » nous ramène à une vision néocoloniale du monde et des étrangers. Il induit un jugement de valeur entre des civilisations, aux antipodes des valeurs portées par les centres sociaux. Cheminer ensemble oui, civiliser non ! [...]

Il n’est pas douteux que l’exécutif ne manquera pas d’enjoindre à ses préfets de suspendre dès le 1° juin l’application de cette loi odieuse et stigmatisante qui sera supprimée dès l’entrée en session du prochain parlement…

Dans un louable souci de rassemblement, tant qu’à réunir le législateur en congrès pour modifier la Constitution, outre l’ajout du vote des étrangers extracommunautaires aux municipales, l’intégration de la loi de 1905 aménagée, et la suppression du mot race de l'obscénité qu’il ne faut pas dire, notre président ne manquera pas d’en profiter pour supprimer le 1° alinéa de l’article 2 : "La langue de la République est le français."

Sinon, que penser ?  La cohérence serait-elle incompatible avec la normalité ?

lundi 14 mai 2012

Oui, c’est le premier !


Lors d’un évènement comme l’élection d’un nouveau président de la République (idem pour une victoire en final de la coupe du Monde de baballe ou autres trucs exceptionnels) les pisses-copie des médias s’escagassent le cerveau pour trouver des spécificités uniques à la chose. Du genre : "C’est la première fois depuis Clovis que…", "On n’avait pas vu ça depuis le traité de Westphalie…" Ou encore, au prix de moins d’efforts de recherche : "C’est le premier président à n’avoir jamais siégé dans un gouvernement", "C’est le premier à porter des lunettes sans montures" etc.

Faut dire qu’avec un élu normal, les malheureux soutiers de la presse payés à la ligne ont eu bien du mal à lui trouver des spécificités originales non encore étrennées par d’autres. Avec le coup de 2002, on n’a même pas pu dire qu’il est le premier à ne pas être élu pour lui mais contre l’autre…

Il y a pourtant un détail qui a échappé à tous les pourvoyeurs de signes et espaces de la presse écrite et de secondes d’antennes du PAF. Et pourtant, il s’agit d’une novation indiscutable, un titre qui ne pourra jamais lui être disputé :

Il est et restera le premier président de la République élu au terme d’un scrutin où, pour la première fois, les handicapés mentaux placés sous tutelle ont été autorisés à exercer leur droit de vote...

NB - L'image n'a rien à voir, c'est n'importe quoi juste pour publier un "illustré", ne voulant pas stigmatiser une tronche de trisomique que je respecte infiniment.

Ah non ! Y en avait "quand même !"


Toujours la flemme de tripoter les boutons… Dieu sait pourtant qu’en dépit des quelques rares occasions de franche rigolade que ça me procure parfois, c’est globalement néfaste pour ma santé… Donc, je n’ai  toujours pas modifié les réglages du radioréveil. Le matin, je me dépêche de fuir ma chambre en laissant le connard de service bavasser tout seul dans le poste ; d’autant que je sais que l’engin lui aura de lui-même coupé le sifflet lorsque je reviendrai m’habiller après le rituel sacré de mon petit dej’ durant lequel j’écoute d’une oreille distraite les nouvelles locales suivies… du journal de Radio-Vatican. Et le soir, à une heure qui relève généralement déjà du lendemain, je n’ai qu’une idée, celle de me pieuter et je n’y pense pas. Bref, je suis toujours et encore réveillé par France-Cul’…

Ce matin, l’invité n’était autre que Gérard Larcher, personnage que j’ai eu l’occasion de croiser et dont j’apprécie la société et le gabarit d’honnête mangeur. A un moment, au cours de son propos dont j’ai oublié le thème, avec tout le poids de son quintal par essieu, le dit sénateur a placé en incidente une allusion discrète à certaine floraison de drapeaux le soir où la lumière est revenue.
Lui coupant aussi sec la parole, avec l’air outragé de l’instit’ oyant une obscénité dans la bouche d’un morveux de CE1, le bavasseur de service c’est exclamé : "Ah non ! Y en avait quand même !"

Exact ! Il "y en avait" Il suffisait d’ailleurs qu’il’ y en ait un seul pour invalider toute remarque forcément nauséabonde à ce sujet. C’est comme le nègre de service qui donnait bonne conscience au parlement au temps pourri des colonies…   Le fait qu’on supporte encore la présence résiduelle de ce genre d’erreur montre bien que nous sommes en démocratie ! La preuve :
En attendant, on n’a pas fini de supporter la Radio de Service Putride. Perso, contrairement à certain confrère, j’arrive de moins en moins à lui trouver quelque chose de Comique…   

samedi 12 mai 2012

Corrigé du "cherchez l’erreur"


Rappel de la légende du pêle-mêle : "Choix de trente photos de nos compatriotes (voire de quelques symboles) représentatifs tout à la fois de la joie du vivre ensemble, de l’espérance, de la vigilance, de la résistance, de la conscience et du salut de la France."
 Passons toussa en revue pour tenter de déceler des erreurs :

- D’abord, il y a les n° 1 (Maximilien junior), 2 (l’autoproclamé duc de Bretagne), 4 (le camérier de DSK), 5 (Saint Just ménopausé), 6 (le fourvoyé d’Evry), 11 (Madame Claude de la maison rue de Solferino)), 13 (…), 15 (charentaise délaissée), 18 (père Joseph du système), 20 (confesseur titulaire du paf), 22 (bouffon insubmersible), 23 (monsieur Loyal du cirque), 24 (Sophie heuseusement-qu’il-y-a-toujours-Hitler-pour-mouiller-ma-culotte), 25 (Delphine nommée-pour-faire-plaisir-à-Ségo-mais-placardisée-vu-que-moins-sexy-que-la 26), 26 (Najat coqueluche-qui-sera-peut-être-plus-éphémère-que-Rachida), 28 (Cécile génitrice de Térébenthine) et, ne l’oublions pas, le n°30 (Audrey la sublime à la gueule pleine de dents dont je ne saurais me passer… A l’évidence, tous ceux-là correspondent parfaitement à la consigne. Rien à dire.
- Il en est de même pour d’autres que certains de mes lecteurs n’ont semble-t-il pas toujours reconnus mais je ne doute pas qu’ils auront désormais l’occasion de les voir plus souvent.   
Il s’agit des n° 3 : Jérôme Cahuzac (dont on n’a sûrement pas fini d’entendre parler), 8 : Faouzi Lamdaoui (chef de cabinet du président élu), 9 : Lilian Thuram (je précise et m’en excuse mais perso je trouve qu’ils se ressemblent tous), 16 : Joy Sorman (romancière fille de son papa, qui a réussi un jour l’exploit de laisser Fabrice Luchini sans voix devant sa connerie), 17 : la divine Houria (mais le turban ça dépend des jours) et, enfin, le n°19 : Olivier Dussopt (si ce connard ne vous dit rien, j’en cause ici) A l’évidence, tous ceux-là correspondent aussi parfaitement à la consigne. Rien à dire.

Ensuite, il y a quelques cas pouvant être sujets à interrogations :

- Les n° 14 et 21 illustrent manifestement le caractère transgénérationnel du vivreensemble™ : D’une part les raclures cacochymes qu’il faut bien honorer au titre des luttes pour les droits acquis vu qu’on en a encore besoin quelques années dans les urnes et, d’autre part, la richesse de la seule jeunesse qui compte et nous assure un avenir (l’androgynat actupien n’est pas vraiment son truc mais bon, rien n’est parfait…) Bref, là non plus rien à dire.
- Le n° 7 : La raison de sa présence est bestialement prosaïque : en dépit de ses rides botoxées, la tronche de Jack Lang n’entrait pas dans la largeur résiduelle disponible du cadre sans faire de l’ombre à Lamdaoui dont l’avenir est mieux assuré. L’Institut ne dépare pas l’ensemble. Rien à dire, donc.
- Le n° 27 n’est qu’un piège pour école primaire dans lequel personne n’est tombé. Sa présence confirme que vivrensemble™ transcende bien le clivage droite-gauche et que les péchés peuvent être pardonnés. Rien à dire.
- Le faible quota de divers a par ailleurs été reproché. Ne tombons pas dans le communautarisme ethnique ! Il viendra bien assez tôt dans les textes. D'ailleurs il fait son 20 % et c'est momentanément suffisant...

Enfin, trois vignettes ont fait débat :

- La n°12 a provoqué des réactions diverses et contradictoires où le symbole de la natalité, l’hygiène alimentaire, le tabac et l’indignité parentale se bousculaient... Erreur ou pas erreur ? Et pourtant ! Ne voyez-vous pas qu’il s’agit d’un enfant rom dont la clope est payée par le RSA, la bière par les allocs et les couches par le Secours Catholique ? Il symbolise à la perfection l’ouverture à l’autre et la solidarité de la Ripoublik envers les plus démunis ! Rien à dire…
- La 10 a été relevée comme erreur. Là, c’était difficile, difficile… Le stylo, l’application, l’absence de faute d’orthographe et l’existence même de l’exercice militent manifestement en faveur d’un classement fautif… En revanche, vous noterez que le verbe se conjugue sans complément d’objet direct. Or, souvenez-vous, quelle définition résume le mieux le concept de vivrensemble™ ? C’est s’interdire de ne pas aimer…  Donc, rien à dire…
- Enfin, la 29 ! On notera que la signification des couleurs primaires si mal assorties de ce drap de lit est désormais ignorée par le commun. En outre, les frais de pressing qu’il occasionne et la corvée qu’il impose aux concierges des bâtiments publics pour quelques jours dans l’année relèvent d’un ridicule d’un autre âge en cette période de crise. D’ailleurs, nous avons pu voir récemment place de la Bastille que nos concitoyens en préfèrent d’autres plus seyants (qui présentent en plus l’avantage de faire disparaître comme par enchantement les draps de lit arc-en-ciel…) Il lui restait encore un petit rôle à jouer en peinture d’indien sur les joues des filles tous les quatre ans au Mundial de baballe mais l’engouement pour le cirque black-black-beur est passé de mode. Bref, que fait-il encore là ?

Oui, les trois couleurs sont l’ultime erreur. Celle dont il nous faut encore nous défaire.   
   
A vrai dire il y bien d’autres erreurs que nous saurons garder, sauvegarder et faire grandir, car elles sont en nous-même et nous y tenons.

Comme l’écrivait Hordalf Xyr l’autre jour, nous sommes l’erreur de leur système.

Qu’ils continuent à couiner car nous le resterons…

vendredi 11 mai 2012

Pêle-mêle de la France 2012-2017…

Grand jeu-concours du Cherchez l’erreur
 Voici un pêle-mêle réalisé vite-fait en piochant "au hasard" dans un tas de photos anthropométriques de nos con-citoyens. C’est un exercice type promis à un bel avenir dans le programme des activités d’éveil pour les classes de CE2. La consigne donnée à l’innocente petite main chargée de l’affaire a été la suivante :

"Choisir trente photos de nos compatriotes (voire de quelques symboles) représentatifs tout à la fois de la joie de vivre ensemble, de l’espérance, de la vigilance, de la résistance, de la conscience et du salut de la France."

Bien que d’un âge encore préservé d’apprendre la leçon d’histoire-géo sur le Monomotapa et celle de SVT sur le genre, mais pas de la leçon d’instruction civique sur la richesse de la diversité, la petite main innocente a fait le joli collage ci-dessus.

Cherchez la ou les erreurs…

Je ramasse les copies jusqu’à demain et publierai le corrigé au plus tard dimanche.