"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 21 décembre 2013

La précaution vous dis-je, la précaution !

Quatre des quatorze lignes du métro parisien, n° 2, 6, 10 et 11, se sont brusquement arrêtées hier à 12h20 pour ne redémarrer, semble-t-il qu’en fin d’après-midi à un rythme ralenti. Une rame sur deux, au mieux deux sur trois et le trafic sera "à peu près identique ce week-end et la semaine prochaine".
Bref, 30.000 guignols à évacuer des rames lors du brusque arrêt du service en milieu de journée, toussa un vendredi aprèm’ de pointe des départs dans les gares, de courses et de saturation des magasins le dernier vendredi avant les vacances scolaires et Noël.

Ben oui, figurez-vous qu’un contrôle de la qualité de l’air a été effectué hier dans le poste de commande automatisé d’où se régule le trafic des quatre lignes en question. Il s’agit d’un local "confiné" du côté de la place de la Bastille où officient donc quelques agents.
Or, ce matin-là, on y mesura la présence de 18 fibres d’amiante par litre d’air. Bon.
Contrôlée dans l'air inhalé par le travailleur, la valeur limite d’exposition professionnelle à l’amiante est définie par l’article R4412-100 du Code du Travail. Bien. Cette limite a été modifiée en dernier lieu (en la divisant par dix !) par l’article 1 du décret n°2012-639 du 4 mai 2012. Celui-ci stipule qu’à compter du 1° juillet 2012, la concentration moyenne en fibres d'amiante, sur huit heures de travail, ne doit plus dépasser dix fibres par litre. Bien. Mais je lis aussi :
"Toutefois, jusqu'au 1er juillet 2015, la valeur limite d'exposition professionnelle prévue à l'article R. 4412-100 du code du travail est fixée à une concentration en fibres d'amiante dans l'air inhalé de 100 fibres par litre évaluée sur une moyenne de huit heures de travail." Cool !

On comprend donc très bien que, pour des raisons de sécurité, en urgence absolue, le personnel a été obligé de quitter précipitamment les postes de travail et d’évacuer le bâtiment sans perspective d’y retourner de sitôt. Retour donc aux vieux postes de commande manuel de chaque ligne avec sûrement pour ces pauvres gens primes de travail en sous-sol, primes d’angoisse(*), etc.

Pendant ce temps-là, on ne chiffrera pas l’impact du boxon sur le PIB.
L’AFP a bien sûr fait un micro-trottoir auprès des usagers perdus. Elle en a sélectionné trois pour sa dépêche. A part Juliette, sans doute interviewée en raison du pittoresque de la voir avec des béquilles, elle a retenu Ibrahim et Karim. Cébien.

Mais je ne sais pas pourquoi je relève ça.     

3 commentaires:

  1. j'étais dans la 14 à la même heure ! parfois j'ai du pot

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  2. http://www.youtube.com/watch?v=m3I2SrSvJzM
    theatre Aux Armées 1939
    et ça finira aussi comme l'année suivante

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  3. kobus van cleef23/12/2013 10:08

    moive non plus, je sais pas pourquoive vous relevez ce point là ....
    ceci dit,je l'aurais relevé aussi, si j'avais écouté l'afp
    heureusement , je préfère ignorer ce que ces gros gougnafiers disent de l'Afrance

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