"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 11 décembre 2013

Le "même", les Roms et autres soliloques…



On n’en finira jamais. Sauf à donner à chacun l’interlocuteur qui lui ressemble. Et c’est en bonne voie…

La survivance de cette foutue altérité étant depuis la nuit des temps la source de tous les maux, on observe avec joie que nauzéelites s’emploient avec une ardeur compulsive à nous faire entrer à coups de marteau, tous et chacun, dans cette matrice unique que je-ne-sais-plus-qui a appelé la fusion dans le même. C’est là, assurément, l’espérance des fins dernières de l’Empire du Bien. Fins dernières où nous pourrons enfin trouver la sérénité en flottant sans souci au gré d’un clapotis d’humeurs douces dans le liquide amniotique à 37°c d’un vivre-ensemble apaisé. Certes, la diversité restera encore quelques temps le maître-mot indispensable pour légitimer la juxtaposition de communautés distinctes, stade préalable nécessaire avant l’ultime fusion dans le même, comme la dictature du prolétariat devait précéder le stade ultime du communisme promis à faire chouffa.
Nous constatons chaque jour les efforts méritoires déployés en ce sens par nauzéelites et cébien. Les plus remarquables visent évidemment à éradiquer la plus structurante, basique, primordiale, primale, que dis-je, primitive et primate, des altérités : Quel guignol attardé peut encore soutenir qu’un homme n’est pas une femme comme les autres et vice-versa ? Et, bien sûr, tout le reste suit. Nul ne devrait risquer d’être perturbé en se trouvant odieusement confronté à l’autre, à une volonté autre ; ce serait trop contrariant. Rendez-vous compte : Au minimum, ne serait-ce que pour savoir de qui on parle ou à qui on parle, il faudrait oser désigner cet autre par autre chose que ce par quoi je me désigne moi-même ! Le désigner, donc le distinguer de moi. Avouez que c’est inacceptable. Car désigner et distinguer ainsi, c’est discriminer, c’est de la discrimination !

Pourquoi vous causer de ça aujourd’hui ? Je n’en sais rien, c’est comme ça. En fait je voulais juste revenir dans la série Pas d’amalgam sur la curiosité zoologique incarnée en Manuel Gaz : Dans côté, il répète à l’envie que "non, non, non, les Roms sont par nature comme nous", et de l’autre "oui, oui, oui, il faut s’en méfier et leur appliquer un traitement adapté"… Du plus grand fauve à la dernière des amibes, je ne vois pas qui, dans la chaîne alimentaire, survivrait plus de trois minutes à cette double conviction…

Or, donc, la préfecture de police me confirme avec une satisfaction non feinte que, cette année encore, depuis le 2 décembre, et pour toute la période des fêtes, elle accueille 20 policiers roumains dans ses rangs. Revêtus de leur propre uniforme, ils participent aux patrouilles de voie publique et appuient leurs collègues français, cette action venant renforcer celle des 10 officiers de liaison roumains présents toute l’année dans les services de la police judiciaire pour la sécurisation des zones les plus touristiques et commerçantes de Paris. Mais pourkoidonc ?

Pourquoi des flics Roumains plutôt qu’Italiens ou Maliens ? Leurs ressortissants présents par inadvertance sur notre territoire n’ont-ils pas de ce fait de bonnes raisons de se sentir stigmatisés ? Pourquoi leur envoyer leurs flics et les priver de leur justice ?

Bref, j’ai surtout adoré la chute du communiqué de la Préfecture de police :

"- Les résultats de cette action d’investigation [NDLR: par les 10 policiers Roumains présents en permanence] se ressentent sur le terrain, le nombre de roumains mis en cause à Paris depuis le début de l’année étant en diminution de 5%, la baisse du nombre des mineurs roumains mis en cause baissant pour sa part de 8%."

1 commentaire:

  1. c'est vrai, on comprend mal cette romanophilie policière.

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