"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 20 mars 2015

Quand ça le fait pas, ça le fait pas…



Je ne peux pas m’empêcher de revenir sur l’épisode de com’ à la con de François II Pédalonaute, Président de la République, chef des armées, accessoirement fonctionnaire détaché de la Cour des comptes y cotisant toujours pour sa retraite et scootériste avec chauffeur et croissant… François Hollande, donc, faisant cover-boy quadrichrome aux devantures des kiosques en couverture de Society, le niou-magazine de la branchitude de la rive gauche ; et du Marais ne l’oublions pas… Un numéro dédié avec plein de photos dedans.
Play-boy, au moins, comme son nom l’indique, garnissait son papier glacé d’icônes de l’autre sexe (genre ?) C’est sans doute ce qu’on appelait la galanterie… Surtout, le camionneur aux gros bras et en col roulé (haut et bas) pouvait détacher la page et punaiser la pin-up dans son bahut ; un petit plus avec le dernier pour la route… Avec Society, non. Bien plus encore qu’avec les cogitations de Terra Nova, nous avons là une confirmation définitive du mépris de l’Etablissement pour le populo. Parce que, hein, quel est le chauffeur routier, même le plus sympa, même le plus ouvert des plus tafioles de la corporation, lequel aurait l’idée d’épingler dans son bahut la tronche en pied de François Hollande ? Même entre le saint Christophe et le tasbhi* ?  Hein, je vous le demande !   

Bon, cépatout. En elle-même, cette connerie de plus dans les ratages communicationnels est d’une si triste banalité qu’elle n’aurait pas justifié un billet. Ce qui m’incite à en reparler, ce sont les critiques qu’elle suscite, tant elles confirment que les rats quittent le navire.

Bruno Roger-Petit, vous connaissez ? En juin 2012, dans mon billet sur le portrait officiel du nouveau président par Depardon, j’évoquais celui du cher Bruno sur le même sujet dans le Nouvel Obs qui ne l’est plus (nouveau). Ce monument de brosse à reluire est un petit bijou où obséquiosité, adoration et parler pour ne rien dire se marchent sur les pieds. Un monument journalistique que l’histoire ne retiendra pas… et Bruno non plus…
Sur le site de Challenge, le cher Bruno a pondu hier après-midi un papier d’une toute autre nature :

Extraits en vrac : "Peut-on poser en président moderne et décalé, sans risque, quand on est François Hollande?" ; "D’abord la Une. La mise en image du président évoque une affiche de film de Jean-Pierre Mocky tout droit sortie des années 60. Sensation renforcée par le titre lui-même : "La grande confession", qui n’est pas sans rappeler le film de Mocky "La grande lessive" ; "…on finit même par imaginer Bourvil en lieu et place de Hollande. Dans la même pose. Avec le même costume mal taillé. Avec cette veste qui boudine. Avec ces mains ballantes, qui renvoient en permanence l’image d’un type embarrassé par sa propre personne. De ce point de vue, la mise en scène est tragique." ; " François Hollande apparait tel un notable de province à l’ancienne, notaire ou pharmacien, qui poserait pour la réclame qu’il entend faire paraitre dans le petit journal local…" ; "…s’exposer sous la pluie sans parapluie ne peut être lu par l’opinion, et les commentateurs, comme un acte de courage, mais tout simplement comme un acte ridicule." ; "De l’inconvénient d’une image qui évoque un président Bourvil plutôt qu’un président Hollande…" Je m’arrête…

Non, je ne m’arrête pas. Ce connard de Bruno Roger-Petit ayant compris qu’il a choisi le mauvais cheval, qu’il va falloir qu’il trouve à placer ailleurs sa clientèle au sens romain du terme, en rajoute dans l’inversion de sa gourme : Il en vient même sans vergogne à évoquer expressément la photo officielle de Raymond Depardon en critiquant une vêture et une attitude qu’il glorifiait il y a deux ans.

Et surtout, ce type est à jeter tant il insulte Bourvil. Voilà un de ces petits marquis précieux de Boboland qui ne trouve rien d’autre que Bourvil pour se moquer de ce qu’il a adoré. Longtemps cantonné aux seconds rôles, Bourvil, lui, a percé sur le tard à force de travail et de ténacité face aux crocs en jambes en coulisse des De Funès et autres… Pas par la grâce et la conjonction surprise des fées Fouquet’s et Sofitel…

Bourvil Président à titre posthume !   
 * Tasbih : Le chapelet que mes amis Afghans avaient tous à la main pour réciter les 99 noms d’Allah. En arabe, je crois qu’on dit masbaha…

7 commentaires:

  1. Bruno Roger Petit, mouarf ! le voila obligé de reconnaître, à mots a peine couverts, qu il a voté et appelé a voter pour un cake !

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  2. Eron Amburst21/03/2015 07:26

    Bah, il y a finalement peu de seconds rôles dans la filmographie de Bourvil, et ce, dès ses débuts au cinéma dans l'immédiat après-guerre. (Avez-vous vu Le cœur sur la main ? Il s'y montre déjà acteur complet — chantant et dansant. Et le faisant très bien.) En comparaison, c'est bien De Funès qui a ramé longtemps.

    Hein ? Ah, le reste de votre article… Mais il est très bien, et très justement cruel. Même dans la peopolisation, le président de la République n'a pas la main heureuse.

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    1. Damned ! Encore raté ! Le vieux pré-Alzheimer-pas-cinéphile a confondu les deux CV dans sa mémoire; bien sûr c'est Funès qui a ramé au-delà de l'âge mûr. Merci pour la rectification.

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    2. kobus van cleef21/03/2015 16:06

      Même dans la pipolisation, le mec n'a pas la main heureuse....
      Bien formulé
      Quoique....
      On pourrait dire "pourquoi aurait il la main heureuse dans la pipolisation, puisqu'il a déjà foiré toul'reste?"

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  3. kobus van cleef21/03/2015 07:31

    En grec c'est le komboloi
    Avec un tréma sur le i
    Mais les grecs ne récitent pas les noms d'Allah
    Enfin, pas que je sache

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    1. Mais le komboloï a l'avantage de faire faire des économies sur les dépenses de psy...

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