"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 22 août 2015

La pompe à vélo, Espérance du Climat…



Pas l’espoir du Climat, non ! Ça c’est un truc pour les joueurs de loto. Non, mais l’Espérance ! Celle de l’épitre aux Romains. Oui, pour le climat, pour la Conférence pédalonautique COP21 et toutes ces sortes de choses, la pompe à vélo est le symbole qui incarne l’équivalent de l’attente eschatologique biblique ! (Apocalypse, dernier chapitre, dernière phrase de l’avant-dernier verset…) Nous attendons Ta venue…

Mais je m’égare.
 

J’évoquais récemment le rôle primordial que Mme Hidalgo entendait jouer en qualité de maire de Paris dans le domaine des relations internationales comme en matière de doctrine morale planétaire. J’oubliais l’ardente obligation pour tout édile local conscient de son rôle de donner l’exemple en contribuant activement à la désertification du territoire dont il a la charge, à la thrombose de ses artères périphériques et à l’épuisement de son Produit Intérieur Brut…
Mairidalgo, donc, a cédé aux caprices du collectif  "Paris sans voitures", un "petit groupe" de "Parisien-nes" : Dimanche 27 septembre, aucun véhicule ne sera autorisé à circuler à Paris de 11h à 18h dans les zones libérées.

La raison de la chose avancée par les Parisien-nes en question ne pouvait que rencontrer l’adhésion enthousiaste de Mairidalgo : "Les défis climatiques sont vitaux et notre ville devra envoyer au monde entier un signal magistral à la hauteur des enjeux (…) révéler un modèle de ville apaisée et désirable"…

Evidemment, en bonne socialiste de sensibilité pédalonautique, Mairidalgo ne fera les choses qu’à moitié : Tout d’abord, l’interdiction de circuler ne s’appliquera qu’au cœur historique de Paris dont-on-n’a-rien-à-foutre, aux zones les plus touristiques et aux bois où-c’est-qu’on-ira-plus (cf. carte). Et puis, comme il ne faut quand-même pas déconner et revenir à Cro-Magnon, on laissera passer les véhicules de secours et de police, les bus et transports publics réguliers, les véhicules de la Mairie de Paris ainsi que, de façon encadrée, ceux destinés aux livraisons et approvisionnements des marchés, les camions de déménagement ayant reçu une autorisation, les bagnoles des résidents et personnes handicapées et... les taxis venus chercher ou déposer des clients… Tout ce beau monde devant rouler à 20 km/heure maxi…  
Tout aussi évidemment, les initiateurs du binz ont manifesté leur déception et leur mauvaise humeur tant il est vrai qu’on en fait jamais assez et que ce genre de collectif ne peut survivre et prospérer qu’en en demandant toujours plus.

Mairidalgo a donc promis qu’en contrepartie du manque d’ampleur du périmètre libéré, les Parisiens pourront profiter d’un tas d’activités organisées par la municipalité ou des associations de quartier avec les sous que vous savez. Il y aura même un village des alternatives (1) place de la République…  
Grave question posée hier par la presse : Que pourra-t-on faire à part du skate?


Mais bon. Nous sommes rassurés. Sous la houlette de Mairidalgo, Paris, cœur du futur Grand-Paris, se donne chaque jour un peu plus les moyens de concurrencer les plus grandes métropoles des pays développés.  



2 commentaires:

  1. Oui, bon, mais l'Hidalgotte est probablement assez conne, et donc elle suit le mouvement.
    Mais que ce mouvement remonte jusqu'aux hauteurs où l'air est rare devrait plus nous étonner.
    Le Pwésident Obanania lui-même a déclaré que la lutte contre les gaz à effet de serre (wesponsables du wéchauffement climatique) serait le grand défi de sa fin de deuxième mandat...
    En fait l'économie mondiale entre en récession et cela va être de plus en plus dur à cacher.
    Certains experts vont commencer à dire qu'il est bizarre que l'on soit en pleine reprise, mais que la consommation d'énergie (pétrole, gaz) diminue chaque année.
    D'où la réponse toute trouvée : mais c'est parce qu'on lutte contre le réchauffement et que ça marche.

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  2. kobus van cleef23/08/2015 23:44

    Vous écrivez "parisien-nes"
    C'est abominablement discriminatoire et stigmatisent
    Pourquoi ?
    Je m'étonne que vous posiez la question
    Où sont les transsexuels dans votre dénomination ?
    Hein ,où sont ils ?
    Il faudrait écrire "les parisien-nes ,et les ceusses qui ne sont ni l'un ni l'une"
    C'est sûr que c'est plus long à écrire

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