"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 18 octobre 2015

En repassant rue du Cirque...



Il arrive parfois que les dépêches nous parlent par inadvertance de faits divers n’ayant aucun rapport avec les souchiens écrasés.

C’est le cas d’un évènement sans intérêt apparent que les médias se sont empressés de nous rapporter aujourd’hui. Il me permet tout d’abord d’honorer à nouveau la mémoire de Jean-Michel Basquiat dont nous savons tout et n’ignorons rien. Rappelons tout de même (des fois que vous soyez incultes) qu’il s’agit d’un artiste peintre new-yorkais d'origine haïtienne et portoricaine proche d'Andy Warhol. Décédé il y a déjà 28 ans, c’est maintenant une valeur sure. D’autant plus sure que mourir d’une overdose à l’âge de 28 ans, ça vous pose un mec. Vous trouverez ici-bas en cul de lampe son portrait en noir et blanc que je propose à votre dévotion.
A titre indicatif, par exemple, l’œuvre sans titre d’icelui reproduite ci-dessous a été adjugé en mai 2014 pour la somme ridicule de 34,8 millions de dollars chez Christie’s. Représentant, semble-t-il, un guerrier nu agrémenté de la couronne de gâteau des rois et des graffitis répétitifs dont l’artiste est coutumier, ce tableau représenterait, a-t-on dit alors, l’incarnation de l'artiste au moment où son succès devenait éclatant sur la scène new-yorkaise et le marché de l'art mondial.  
 
 Mais je m’égare…

Ces jours-ci, donc, dans le secret des alcôves, derrière les rideaux d’une fenêtre d’un de ces immeubles aussi discrets que cossus de la rue du Cirque, un vol a été commis.
Rendez-vous compte ! Un cambriolage réalisé sans effraction apparente dans l'un des quartiers les plus protégés de France, à proximité immédiate de l'Elysée et du ministère de l'Intérieur !
Et, qui plus est, dans cette aussi discrète qu’étroite et courte rue du Cirque où certain avait pu croire pouvoir sans dommage scooteriser ses élans copulatoires jusqu’à l’heure des croissants !

Bref, une dame dont nous ignorons tout (et c’est très bien ainsi) mais dont nous subodorons l’étendue, sinon du patrimoine du moins des moyens, rentre chez elle pour découvrir qu’on lui a dérobé le gribouillage exposé au-dessus de la cheminée : Une œuvre de Jean-Michel Basquiat estimée à 10 millions de dollars…
- Dépourvue d’expérience de la chose et sûrement plus affolée par l’ampleur de la perte de potentiel financier que par l’arrachement affectif imposé à son environnement esthétique, la dame s’est précipitée au commissariat sans prendre les trois minutes de réflexion préalable habituelles chez l’acuraba de base face à son trois-pièces dévalisé pour la troisième fois…
- Ayant sûrement bien d’autres choses à traiter, les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme de la PJ ont vite torché l’affaire qui a tourné au vaudeville : Faute d’effraction et la dame étant en instance de divorce, il ne s’agissait que d’un "prélèvement" familial, le mari ayant déjà entrepris de mettre la bête en vente…

Pourquoi relever ce "fait divers" ici ? Pas seulement pour meubler un dimanche pluvieux.
Pour rappeler encore le scandale de ce marché de l’art dit contemporain qui valorise n’importe quoi, les produits n’étant que des supports de placements financiers, certes spéculatifs mais bénéficiant de toutes sortes d’exonérations de taxes et de plus-values. Les profits de certains se blanchissent ainsi accrochés aux murs ou emballés dans les coffres pendant que l’épargne de l’acuraba moyen se fait essorer en attendant que la Fwance grècifiée lui sucre son assurance-vie pour nourrir les réfugiés... 

3 commentaires:

  1. kobus van cleef18/10/2015 17:36

    dimanche pluvieux vous même !
    ici , il a fait beau et , sur les îles , un tout petit coup de zeff
    vous vous en foutez et vous avez raison
    plus je vais et moins j'aime l'art comptant pour rien (mais content de lui , merci )
    le summum , ce fut l'an dernier lorsque ma femme me contraignit à visiter le musée soulages à Rodez ( berceau de la famille, enfin, en partie)
    le mec a passé son inexistence à rainurer de la peinture noire sur des toiles blanches et lorsqu'on lui posait la question "pourquoi le noir" , il répondait "parce que"
    il annonçait la préemption de chaque couleur ( ou pas) par chaque mec "de renom"
    ainsi yves klein, c'était le bleu
    lui , soulages , c'était le noir
    je ne sais quel picsou avait choisi l'or, mais y en a surement eu un
    ou alors son matériaux
    césar c'était la bagnole
    compressée
    anish kapoor ça a été au début la cire (rouge) puis le béton
    moi, ce sera la poudre et les balles
    comme l'enfant grec
    et on en revient à l'épargne des vronzais
    ....

    RépondreSupprimer
  2. Mosche et Levy sont en discussion houleuse suite à une transaction. Ils interpellent Rabbi qui passait par là pour lui demander de trancher le litige.
    Levy demande à Rabbi si le noir est une couleur ? Bien sûr que c'est une couleur le noir, ce sont même toutes les couleurs. Et le blanc Rabbi ? un peu hésitant il annonce que oui, le blanc est aussi une couleur. Là intervient Mosche : alors Levy tu vois bien que la télé noir et blanc que je t'ai vendu est une télé couleur.
    Homo-Orcus

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. kobus van cleef19/10/2015 22:00

      très bonne !
      à ressortir !

      Supprimer