"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

mardi 26 novembre 2013

Minimum respect.



Ce n’est pas tous les jours que l’envie me prend d’ôter mon chapeau et de vouloir serrer la main en lui exprimant mon empathie à un braqueur de pharmacie. C’est le cas aujourd’hui.

Oui. Ce serait bien peu de chose, tout juste la moindre des choses et un peu facile. Ce ne sera hélas que virtuelle et de peu de réconfort pour cet homme de trente-six ans, déjà ancien soldat, privé de pension et muré dans sa déprime.
Il n’est pas dans les habitudes de la presse de relayer au niveau national la banale condamnation d’un quelconque quidam ayant braqué une boutique de province avec une arme factice. Mais là, les petites larves frétillantes de la profession ne pouvaient pas rater l’occasion de tirer à la ligne sur une "longue descente aux enfers"…

Ce légionnaire Polonais avait eu la malchance d’être photographié par l’AFP avec son foulard de jeu vidéo au Mali en janvier dernier. Les bonnes âmes s’en sont émues. Relisez ce que j’en avais alors écrit ici.
"- Son image ne représente pas la mission de la France au Mali" et "son comportement n’est pas acceptable" qu’il a dit le porte-parole de l’armée… Et l’armée française l’a sanctionné

En bon soldat, il a terminé la mission. Mais il ne s’est jamais remis de cette sanction. J’ignore ce qu’elle était. Même si ce n’était que quelques jours d’arrêt, c’était aussi injuste qu’indigne, os à ronger jeté avec une pétocharde obséquiosité par sa hiérarchie aux sangsues des médias et autorités morales
Revenu en France fin février, après avoir déserté trois semaines en avril puis rejoint de lui-même son unité, il a fini par déserter pour de bon en juin. Exclu de l’armée, il vit depuis lors cloîtré chez lui en alternant absorption massive d'alcool et de cachets.
Mercredi dernier, il était allé chercher ses médicaments à la pharmacie avec une Kalachnikov AK47 démilitarisée… Puis était rentré à son domicile où on est venu l’arrêter. Il était sous l'emprise de l'alcool et sans aucun souvenir.
Ça n’a pas traîné : Dès vendredi le tribunal correctionnel le condamnait à trois mois de prison avec sursis pour ce braquage… Ce fait divers-là, est suffisamment pittoresque pour qu’on ne se contente pas d’un entrefilet dans le canard local...

Et puis l’armée affirme "ne rien avoir détecté durant le test de stress post-traumatique". Elle se refuse aussi à  voir un quelconque lien avec l’affaire du cliché. Ben voyons !

Ayez une pensée pour lui - et si c’est votre truc faites une prière pour lui - pour qu’il se reconstruise comme les connards disent maintenant. 
 



4 commentaires:

  1. C'est ce qu'on lui souhaite. Qu'il trouve, en lui et avec ceux qui sont prêts à l'aider, la force pour se remettre du lynchage/lâchage en règle.
    A l'époque j'avais trouvé là une analyse que j'avais appréciée.
    http://penseedudiscours.hypotheses.org/11660

    RépondreSupprimer
  2. la mission au Mali etait très pacifique aussi pacifique que certains des belligerants...la guerre cela tue et le masque me choque beaucoup moins que la guerre .
    pour le reste , le fameux braquage , il s'en fait tous les jours dans les cités avec des gens que leur couleur empêche d'être stigmatisés donc on n'en parle pas cela ferait monter le fameux racisme dont nous sommes tous coupables ...
    ce bonhomme a fait le con mais vu ce qu'il a vecu je crois qu'il a surtout besoin de soins ! l'armée ne le reconnait pas et pour cause on pourrait croire que guerroyer n'est pas une partie de plaisir ou un moment de pur amour envers ceux auxquels on va casser la figure !

    RépondreSupprimer
  3. Le fils-de-putisme dans toute sa splendeur.

    On veut bien envoyer des types armés jusqu'aux dents pour buter des enculés de barbus mais faut pas qu'ils choquent le bourgeois qui pourrait regarder la téloche le soir. Mais bordel, la guerre c'est sale, ça l'a toujours été et ça le sera toujours. Les conneries de frappes chirurgicales, de guerre propre, c'est du flan pour les cons qui gobent ça. La guerre c'est les balles qui te sifflent au dessus de la gueule, ton pote qui s'en prend une et qui pisse son résiné, dans le meilleur des cas, c'est la mine antipersonnel qui t'arrache la jambe, et tous les connards d'en face qui se prennent des bastos, des obus, des roquettes et qui crèvent les tripes à l'air.

    Et voilà une paire de salopes qui viennent nous beurrer la raie en trouvant ce foulard choquant. Sombres cons, sous-merdes indignes du nom d'Homme et qui ne valent même pas le prix de la balle qu'ils devraient se prendre dans la nuque. Dire que ces lopes incapables de réaliser le centième de ce que ce type peut faire au quotidien puissent se permettre sur un mot, de décider du sort de ce mec, ça me fiche la gerbe.

    Epoque de merde.

    RépondreSupprimer
  4. l'armée qui a condamné ce gars est aussi fautive que ceux qui l'ont dénoncés , ces gars-là sur le terrain, on devrait tout de même les respecter et ne pas prendre des décisions de ce genre qui vont ruiner leur vie ! et en plus ils s'en lavent les mains après au lieu de l'aider , des ronds de cuir, le cul dans leurs bureaux

    RépondreSupprimer