"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 5 avril 2014

Cachez ces vieux jouets que je ne veux plus voir !



Quand il vieillit (sans forcément grandir), notamment à "l’âge bête", un enfant se sent parfois affreusement gêné que l’on puisse voir encore traîner dans un coin de sa chambre un jouet qu’il préfère oublier. C’est généralement un hochet puéril qui non seulement n’est "plus de son âge" mais ne l’a jamais été. Et, surtout, un truc en toc, aussi décevant qu’inutile et coûteux, qui contribue à le rendre ridicule tant il avait naguère fait de caprices en se roulant par terre pour qu’on le lui offre…

Un de ces hochets qui faisait bien sur l’étagère à côté des petites voitures et de la poupée marocaine. Il était made in de là-bas et il lui avant donné un nom : Ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée des Français de l'étranger et de la francophonie.
    
Madame Yamina Benguigui donc. Pourquoi vouloir faire sa nécro ? Parce qu’elle incarne sans doute encore mieux que bien d’autres devantures d’estrade la puérilité, les caprices, la vanité, l’incompétence et le ridicule de ceux qui prétendent nous gouverner depuis deux ans. Et que ce serait trop facile d’oublier leurs conneries initiales.   

Que dire de Yamina, sinon résumer ce que j’écrivais le 23 mai 2012 :

« …Née Yamina Zora Belaïdi et ayant la double nationalité française et algérienne, c’est une réalisatrice du monde du cinéma et de l’audio-visuel. Associée en société de production avec Rachid Bouchareb, elle produit ou réalise elle-même pour France 3, France 2 ou Canal+ des documentaires, émissions ou séries sur des sujets liés aux communautés immigrées en France, "femmes de l’Islam", les effets du racisme, etc. Elle a créé une société de production spécialement dédiée à "favoriser la représentation des minorités à la télévision et au cinéma" et proclame : "à qualité égale, priorité au beur qui a plus d'obstacles à franchir qu'un blanc de souche". En 2008, son documentaire "9/3. Mémoire d'un territoire" est fortement critiqué par les historiens comme œuvre militante virant au montage les faits historiques avérés contrariants pour sa thèse. Il n’en est pas moins encensé par les médias et élu documentaire de l’année…
« Elle est évidemment Chevalier de la Légion d’honneur, officier des Arts et Lettres et de l’Ordre national du Mérite, membre du Siècle, du Haut Conseil de l’Intégration. Adjointe de Delanoë  en charge des Droits de l’Homme et de la Lutte contre les Discriminations…
« …Nous avons là la preuve indiscutable de l’ouverture du changement maintenant à la société civile, à la kultur, au respect, au surpassement des obsolètes discriminations, à l’absolue supériorité des richesses d’une diversité culturelle trop longtemps brimée….
« Vu la leucodermie souchienne de la plupart d’entre eux, les Français de l’étranger seront cocus mais contents : elle ne s’intéressera pas à eux. En revanche, voyons voir ce qu’elle va faire de la francophonie…»

Le 23 juin, à  peine un mois après, jour pour jour, j’écrivais :

« Ils se mordent déjà les doigts d’avoir embauché Yamina Benguigui. Nombre de ses collègues du gouvernement ne la supportent déjà plus. Une de la société civile totalement ignorante des rouages des administrations et n’ayant ouvertement rien à foutre des domaines qui lui sont confiés. Voilà l’exemple type de l’erreur de casting qui aurait été refusée comme non crédible pour un scénario de film de série B. Elle n’est là que parce que femme, algérienne, producteur engagé de l’audiovisuel et militante des droits des sans-papiers… On ne peut plus la virer comme les jupettes de Juppé. On se contente donc de lui retirer les Français de l’étranger dont je disais le 23 mai qu’elle ne s’occuperait pas. Il lui reste la francophonie. Nous avons donc une ministre de la francophonie avec traitement, chauffeur, etc. Jusqu’ici, on n’avait pour ça qu’un Haut-commissaire, un délégué ministériel ou quelque chose de ce genre. C’est donc un progrès de la République sobre… »

Aujourd’hui, grâce à une opportune "enquête préliminaire" sur son manque de transparence, on peut enfin la sortir du jeu sans devoir reconnaître s’être trompé en l’embauchant sur sa seule compétence apparence médiatique et cutanée. Et après, on n’en parle plus, hein ?

Mais la garce et teigneuse. Et elle vient d’être réélue au Conseil de Paris. En bonne apparatchik post-stalinienne s’appuyant sur la présomption d’innocence de culpabilité, Anne Idalgo voudrait tant qu’elle démissionne pour pouvoir meubler ce siège que Yamina laisse vide. Car, à chaque séance, les médias ne verront que ça dans l’hémicycle…
Que cette Yamina Benchose (dont, soi-dit en passant, je n’ai rien à foutre et qui m’insupporte) s’accroche ! Qu’elle ne leur lâche pas le mollet ! Qu’elle soit le sparadrap aux basques du capitaine Haddock de pédalo !
Qu’elle soit un symbole rappelant à chaque occasion l’invraisemblable enfantillage qu’a été l’inauguration  politicienne de la présidence Hollande et de la gouvernance PS !   



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