"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 27 avril 2014

Vous avez "Besoin d’Europe". C’est clair !



Le JDD a fait faire un sondage (marronnier quinquennal) par l’Ifop. A la question posée aux Fwançais :"- Pensez-vous que la France bénéficie ou non de son appartenance à l'UE ?", la réponse est oui à 58 % contre 40… C’est donc torché ; circulez ! Y a rien à voir !

Aussi sec, le Parisien titre sentencieusement : "58% des Français disent avoir besoin d'Europe" et démarre son papier en écrivant : "L'Europe séduit toujours. () Les Français sont une majorité à plébisciter l'Europe"… Et pour que ce soit bien clair, il tire à la ligne en précisant que 77% des jeeûnes, 72% des cadres et 69% des habitants de l’Île de France sont europhiles. Boboland n’est pas ringard comme les culs terreux de Province, Boboland sait
Bien sûr, en petits caractères dans les colonnes du JDD, l’expert de l’Ifop nuance : "- Ces 58% attestent que les Français adhèrent toujours à l'idée de l'UE, mais moins à la façon dont se poursuit sa construction" L'enquête Ifop sonde également les attentes des Français en matière d'UE. On constate que les premières espérances de l'hexagone concernent les questions de défense et de politique étrangère. Les Français souhaitent largement une plus grande implication de l'UE sur la défense, (70%) et la politique étrangère (65%). Puis, décroché du peloton de tête mais néanmoins majoritairement, ils veulent également que des mesures soient prises à l’échelle européenne en matière… d'immigration (58%).
En revanche, ils souhaitent aussi que les questions de politique économique et industrielle, de fiscalité et de sécurité soient traitées uniquement… au niveau national !    

- Ma première réaction devant ce scoop est évidemment, encore et toujours, une crispation de lassitude, même pas un début d’exaspération, devant la lecture que font les médias subventionnés de ce quasi non-évènement.
- Ensuite, je remarque que la demande d’Europe exprimée par l’acuraba semble porter prioritairement sur la politique étrangère et la défense. Autrement dit, nous sommes là en parfaite corrélation avec ce que j’écrivais le 2 mars au sujet d’un autre "sondage" (toujours l’Ifop pour le JDD) mesurant l’indice de satisfaction des Fwançais à l’égard des membres du gouvernement :
"() la préférence va aux ministres dont l’action, l’inaction, les réussites, les erreurs, les discours et les bruits de bouche sont sans effets immédiats sur notre vie quotidienne. Diplomatie et Défense, cébien. Suffit de les payer pour qu’on ait l’air de jouer dans la cour des grands. Leurs trucs, c’est loin et pendant ce temps, ils ne viennent pas nous gonfler et perturber notre quotidien…"
Bref, le genre de truc qu’on peut dire "attendre" de l’UE, vu que ça ne mange pas de pain et qu’il faut bien trouver quelque chose à répondre au pauvre type qui est aux pièces et doit cocher des cases pour l’Ifop…
- Pour la régulation de l’immigration, là c’est différent. Là, on est dans le vécu, dans la perception directe, concrète et immédiate d’un problème. Et l’acuraba touche du doigt sur son paillasson, au ras de sa porte pas toujours blindée, les effets de la libre circulation, de Schengen et de l’irresponsabilité de ses gardes-barrière périphériques, du drouadlomme universel unilatéral, du drouadespeuples à disposer de nous-même en général et de nos prélèvements obligatoires en particulier, de…, de… Enfin bref. Faute d’oser passer pour un affreux nationaliste renfermé, par souci de respectabilité, l’acuraba biaise sa réponse à l’Ifop : Il voudrait bien que des mesures soient prises à l’échelle européenne ; loin…

L’acuraba est donc conscient de la responsabilité de l’UE dans la déformation démographique que subit son territoire administré. Cela fait ressortir une certaine incohérence dès lors qu’on aborde l’économie, l’industrie la fiscalité et la sécurité. Mais est-ce vraiment le cas ? La mondialisation et l’option du libéralisme poussé à son paroxysme sont des méta-modèles érigés par l’UE en transcendance absolue incarnée dans un culte auquel nul ne peut se soustraire, ne serait-ce que comme fidèle non pratiquant sans subir les foudres des tribunaux ecclésiastiques (cujus regio, ejus religio) Or, l’acuraba un peu sensé se doute bien qu’il peut y avoir d’autres options sans tomber pour autant dans la Corée du Nord ou l’Albanie d’Enver Hodja…
Pouvoir tenter éventuellement d’autres aventures nécessiterait donc de retrouver au préalable sa souveraineté dans les domaines évoqués. L’acuraba n’est donc pas si incohérent que ça.

Ceci-dit, abstraction faite de la question de l’Euro, vu nauséelites, c’est pas gagné…   
       

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