"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 30 mars 2015

"Il y a eu comme un malentendu"…



J’adore ! Je ne sais plus où j’ai lu ça. Pas entendu, lu, ce matin sur je-ne-sais-plus quel site d’infos en continu… C’est ce qu’a déclaré je ne sais plus quel mandarin du Péèsse : Après avoir répété l’antienne bien connue de la division de la gauche, seul cause avérée du désastre comme chacun sait, le mec a voulu en expliquer la raison : La division de la gauche, c’était juste un malentendu… Donc les électeurs (les ceusses qui sont convenables, hein) ont été enduits d’erreur par un malentendu. Et la faute à qui, je vous le demande ? Des frondeurs ? - pas vraiment ; de Mélenchon ? – sans doute ; du  PC et des Verts ? – euh, faut voir (ils peuvent encore servir) ; du PS soi-même ? – vous rigolez ou quoi ? ; du gouvernement ? – euh, vous savez, c’étaient des élections locales… De Manuel alors ? – Manuel ? Il maintient le cap. Quel cap ? – Ben celui défini par Hollande. Alors c’est la faute à Hollande ? – Euh, votre question est hors sujet… [écrivez la suite…]

Un malentendu. Donc ce n’est pas grave, on va arranger ça, suffit de faire un peu de pédagogie

Il est bon de se réjouir du résultat, de manifester une joie presque enfantine comme l’ami Corto. Ça fait du bien. Ce qui est surtout particulièrement jouissif, c’est de penser aux tombereaux de guignols prébendiers du système qui se retrouvent à poil. Après les mairies, c’est au tour des hôtels du département… Les indemnités d’élus, les emplois de faveur partiellement fictifs, les petits et gros avantages en nature ou en influence (et nuisance), les petits arrangements entre amis… Tintin ! Ça va valser dans un bon tiers du territoire. Ceci-dit, ne soyons pas naïfs : d’autres vont prendre les places…Sans compter que l’expérience prouve que, par peur d’être montrés du doigt par les autorités morales, droite et centre sont toujours plus indulgents que la gauche pour le spoils-system et recasent souvent leurs adversaires dans d’autres sinécures…   

Maintenant, dans les Départements, il ne reste plus qu’à voir marcher

Car cépatout !

D’abord, cette semaine, on va rigoler cinq minutes avec le Vaucluse.

Résumons : 34 conseillers départementaux. 12 gauche, 12 droite et 10 esstrêmdrouâte… Faites le compte… Où, plus précisément, une droite relativement homogène avec 8 UMP, 2 "Union de la droite" et 2 "divers droite". Et en face une gauche qui se décompose (sic) en 8 "gouvernementaux" (6 PS et 2  "Union de la gauche") plus 2 EELV et 2 "Front de gauche"… Entre les deux, comptant les coups, 6 FN et 4 Ligue du Sud de Bompard…
L’élection du président peut évidemment se faire au x° tour à la majorité relative avec prime au plus âgé en cas d’égalité. Il n’en demeure pas moins que toutes les décisions d’un conseil départemental doivent être prises à la majorité absolue, fut-elle de circonstance. Aucun des élus ne voulant aller au blocage,  dissolution en conseil des ministres et retour aux urnes, il y aura des arrangements ; lesquels ? 

L’UMPS a encore des beaux jours devant lui… Je sens qu’on va rigoler…

Mais ce ne seront que des malentendus, je sais.

1 commentaire:

  1. quelle tambouille ! et ils s'étonnent de l' abstention

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