"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 6 août 2015

Arrivages et dernier rivage…



C’était un bon sujet pour meubler les infos d’hier et faire pleurer Margot :
"Nouveau drame en Méditerranée. Encore 200 migrants disparus !"

Ce n’était jamais qu’un arrivage comme y cause le porte-parole du collectif instrumentant les squatters du lycée désaffecté de Paris. Un arrivage quotidien, prévu, attendu, espéré, programmé…
Quand le semi-remorque d’un arrivage quotidien de concombres espagnols ou de cochonnaille allemande va au fossé avant d’arriver à Rungis, la presse et les autorités morales n’en font pas une pendule…
Oups ! Je m’égare. Oui je sais, on ne peut plus se laisser aller à faire de l’humour noir (même mon pote Léopold Senghor n’aurait plus le droit de faire de l’humour nègre…)

Ce mot d’arrivage utilisé par un gaucho-fasciste parisien et subventionnaire pour parler des arrivées  attendues au lycée en provenance de Calais et Vintimille est particulièrement éclairant : On voit le type en blouse grise sur le quai de déchargement, le crayon sur l’oreille, prêt à cocher – au cul du camion - les entrées en stocks sur le bon de livraison… Il réceptionne les articles fongibles, produits à incorporer, chair à canon du grand remplacement, et du désastre qui vient, objet de tous ses vœux et justification de ses fins de mois…
Mais je m’égare encore…  

Revenons au "drame en Méditerranée".  Comme pour les pertes humaines dans le massif du Mont-blanc, c’est le chiffre du jour qui fait bœuf.  La barcasse de pêche, probablement prévue pour une demi-douzaine de professionnels et quelques tonnes de poiscaille s’en allait gaiment d’un port libyen, "faisant route" vers le vert (de plus en plus vert) paradis où fleurissent l’oranger, l’AME et la loi Dalo… Il voguait ainsi avec 600 malheureux à bord. J’ai bien dit 600. Donc, vu la surcharge du pont,  nombre d’entre eux étaient forcément empilés dans les cales à poisson pour maintenir le centre de gravité à hauteur limite entre quille et ligne de flottaison… Sinon, la bête aurait chaviré au premier clapotis ou au premier éternuement sur le pont avant même d’être sortie du port. Ce n’est pas moi qui fais les règles de la physique et de la mécanique des fluides…

Evidemment, médias et autoproclamées autorités morales ont exprimés leur compassion, etc. Mais nul ne s’est évidemment permis, "par respect pour les victimes", d’analyser la chose sous d’autres angles que la bienséance réprouve.

Reprenons. Tout d’abord, le bateau a pris la mer dans un contexte de surcharge de "fret", de répartition-équilibrage du chargement et de ligne de flottaison ne laissant qu’une probabilité infime d’arriver à bon port, même par mer d’huile. Accessoirement, le navire ayant opportunément coulé corps et bien, j’ajoute, vicieux comme je suis, que l’on n’ira pas voir si la soute de carburant était suffisamment garnie pour faire le voyage…  
Ensuite, le bateau a appelé au secours dès qu’il s’est trouvé éloigné de 13 ou 14 milles nautiques des côtes libyennes. Oui, je sais que la limite des eaux territoriales est fixée à 12 milles… Mais toussa n’est pas curieux, c’est juste un coup de bol malchance comme il en arrive là-bas tous les jours…   
A peine sorti des eaux territoriales libyennes (mais encore très largement dans leur "zone économique exclusive"), encore à 260-270 milles de la pointe sud de la Sicile et à plus de 190 milles du caillou de Lampedusa, le rafiot se trouvait donc (enfin !) dans les eaux internationales où quiconque doit répondre à un appel de détresse…
Bien entendu, spécialement adressé sur la fréquence des garde-côtes de Catane, l’appel a été bien reçu et répercuté dans l’instant au central de Rome qui coordonne les secours de tous les bateaux de migrants au sud de l’Italie. Aussi sec, les deux navires les plus proches du rafiot ont été avisés en temps réel d’avoir à lui porter assistance.
Les deux navires en cause "patrouillaient dans la zone à 15 milles des côtes libyennes" Ils "patrouillaient", c’est-à-dire qu’ils étaient là pour ça ; pour réceptionner les arrivages… Et ils patrouillaient en limite des eaux territoriales du boxon libyen, c’est-à-dire "au plus près possible" de l’embarquement ; par principe de précaution et souci humanitaire de limiter les risques de pertes pendant le transport vu que les arrivages sont expédiés FAB et non pas CAF…
Et vous savez quoi ? Le premier "patrouilleur" qui arriva sur zone le Niamh, était un vaisseau de la marine… irlandaise. J’avais oublié que les 28 pays de l’Union devaient mettre au pot de Mare Nostrum… Et le second ? Question à vingt balles ? C’était le Dignity 1 comme-son-nom-l’indique. C’est-à-dire un bateau affrété par… MSF ! (je ne sais pas avec quelles subventions et je m’en excuse…)  

Bien évidemment dès que le Niamh mit à l’eau deux canots pour aller au nouvelles, un léger mouvement de foule porta le grouillement du pont de leur côté et, dans l’instant, le rafiot chavira aussi sec, quille en l’air pour couler harmonieusement avec son lot de "fret" prisonnier de la coque…
On a récupéré 400 rescapés plus ou moins vivants (les "moins" seront prioritaires dans nos hôpitaux) Soit 200 morts, score du jour… 25 corps ont été repêchés qui bénéficieront de cercueils, chapelle ardente et tout le toutim avec la rose remplaçant le crucifix mal venu en ces circonstances… On en cherche encore.
Les 175 autres, la plupart noyés ou asphyxiés dans les cales retournées rejoindront les fonds marins chers à Victor Hugo et Jules Vernes. Là, ils seront source de pollution et dérègleront la chaîne alimentaire par indigestion toxique de la murène et du cœlacanthe, espèces protégées. Que fait Greenpeace ?

Ça, c’était ma séquence humour noir obscure  

Pour le reste, il est évident que les arrivages sont insuffisamment protégés contre les pertes en ligne et la fauche par la Camarde au pied du camion… Il s’agit là d’une grave question de sécurité des approvisionnements qu’il convient de régler sans délai. Kouchner ne va pas assez loin dans ses propositions. Il veut améliorer les conditions de stockage des arrivages, mais c’est l’insuffisance de ceux-ci qui plombe la rentabilité ! Mercredi, un bon tiers de l’arrivage attendu s’est évaporé mais a quand même été facturé ! Comment atteindre le point mort (mort, comme de juste) du Grand Remplacement si les cadences d’approvisionnement ne suivent pas !  

Il faudra absolument se décider à payer aux mafias et seigneurs de la guerre libyens les taxes portuaires, droits de douanes et de visas d’embarquement qui leur sont légitimement dû, afin de pouvoir aller prendre directement livraison de la marchandise franco long du bord.
On pourrait alors faire d’une pierre deux coups et rentabiliser le Sébastopol et le Vladivostok par des navettes incessantes, leurs radiers chargés à bloc des arrivages tant attendus…
Faudra quand même changer toutes ces étiquettes en Russe pour éviter à bord les mutineries de "migrants" persuadés qu’on les mène en bateau vers la Sibérie…  

Ça, c’était ma séquence d’humour gris…
     
  

3 commentaires:

  1. Il convient de réactiver d'urgence les chasses-marée qui apporteront leur lot quotidien de marchandises fraîches à Paris. Madame Hidalgo est demandeuse, il me semble.

    Le Nain

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  2. L'industrie du migrant travaille en flux tendu. Avec les inévitables ruptures de la chaîne.

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    1. kobus van cleef13/08/2015 14:33

      qui s'occupe des contrôles qualité , hein, qui s'en occupe?
      pasque , permettez moi de voul' dire , ce mec est un vrai jean foutre !
      pas un seul ouaque barreur dans l'échantillon représentatif !
      pas un seul !

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