"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 14 septembre 2015

24.000 ? Je prends !



De 800 000 à un million de migrants sont prêts à partir de l'autre rive de la Méditerranée pour gagner l'Europe. Ils sont prêts… Je veux dire par là qu’ils ne sont plus en train d’y réfléchir au fin fond de la brousse ou dans un bidonville de Mogadiscio. Ils ont fait leurs valises et sont en route ; presque arrivés… Ils sont déjà dans le "hub" libyen en train de piétiner en "salle d’attente" avant embarquement. C’est juste une question de logistique : la capacité limitée de transport est insuffisante au regard de la demande ; mais on va arranger ça. A côté, les déserteurs syriens arrivant par l’est c’est de la gnognotte…

Qu’est-ce que je raconte ? Est-ce que je relaie là une "in-faux" à la F.Desouche comme il cause L’Express à Barbier ? Non.

Je relaie les propos tenus en ouverture d’un colloque qui s’est tenu vendredi dernier à Paris, à la Société de géographie, par le général quatre étoiles Christophe Gomart, patron de la Direction du Renseignement Militaire. Ce sont ses chiffres...
La DRM a mis en place en janvier dernier un Centre de renseignement géospatial interarmées qui fusionne et analyse le renseignement recueilli à partir d'une multitude de capteurs (interceptions, imagerie satellite, sources ouvertes, cybersurveillance, autres données géolocalisées…).

La DRM peut aujourd'hui présenter aux dirigeants français une situation précise de la présence des migrants subsahariens en Libye, ainsi que les identités exactes, les modes opératoires et les stratégies des passeurs de migrants.
Le général Gomart a confié lors du colloque que le renseignement militaire français a repéré les principaux points d'entrée des filières de trafic humain sur le territoire libyen (merci BHL) Il sait où les passeurs échangent leurs cargaisons humaines et où ils les hébergent. Il les voit également préparer les départs vers l'Europe depuis les plages de Tripolitaine et de Cyrénaïque, imposant aux migrants un processus immuable : "Le mode opératoire est connu : départ de nuit, avant un appel systématique au Maritime Rescue Coordination Centre italien. Les passeurs désignent parmi les migrants un capitaine à qui ils donnent un téléphone satellite qui sert aussi de GPS. Les migrants n’ont plus qu’à espérer que la coquille de noix tienne la mer quelques milles marins pour être ensuite "récupérés par un navire d'assistance, militaire ou civil"… déjà prévenu.

Aux yeux du patron du renseignement militaire français, de tels renseignements recoupés à partir de sources vérifiées et incontestables permet de sortir de l'émotion suscitée notamment par les messages surabondants diffusés sur les réseaux sociaux, ou par la presse. Il prend pour exemple la situation en Ukraine, l'an dernier : "Si on écoutait les sources ouvertes, tout tendait à prouver que les Russes avaient envahi l'Ukraine. Mais quand on regardait la géographie et les données du renseignement, on voyait que les Russes n'avaient pas mis en place d'hôpitaux de campagne, n'avaient pas mis en place les pipelines mobiles permettant d'alimenter les blindés en carburant. Et les réseaux sociaux utilisés par les mères de soldats russes, nous apprenaient qu'ils s'ennuyaient..."
Et de conclure en rappelant que le renseignement relève d'abord de la souveraineté nationale. La DRM doit garantir au président de la République l'accès à des renseignements de source nationale "pour conserver une autonomie d'appréciation"…  

Source : Le Point.

Et pendant ce temps-là, sous l’émotion "Aylan", pendant qu’on se focalise (non sans raison) sur l’invasion par la route des Balkans ; pendant que, de clandestin en sans-papiers, puis en migrants tous ne sont plus que des réfugiés bientôt tous recyclés en ayant-droit légitimes au droit d’asile  
Pendant ce temps-là, donc, pendant que huit-cent milles à un million de gus patientent aux "portes d’embarquement" libyennes, on bricole dans son petit coin de sa petite cuisine des petits arrangements, des petites discutes avec le maire d’ici ou le maire de là  pour répartir l’accueil de 24.000 guignols sur 2 ans (20 par semaine…) et leur trouver des appartements libres…

Virez-les tous. 

3 commentaires:

  1. kobus van cleef14/09/2015 20:33

    virez les tous....d'accord , mais QUI virer en priorité?
    les migrants , exigeurs d'asile , ou bien nos politrouks/merdiatrouks par qui tout le bouzin est arrivé?
    pasque si c'est à ces derniers que vous pensiez , cépapossib'
    pas possib' du tout , même
    nous les adorons , ces gros connards
    nous en redemandons
    du pitre béchamèle ,criminel de paix , fauteur de guerre au jockey magyar qui revient comme l'ulcère en passant par manu les mordasses ( il est beau, il a les yeux bleus , dixit ma pauvre mère ) et le scoutairiste élyséen
    on en redemande de ces nullards et même , même , on a voté pour eux
    parfois
    et pire , on se prépare à revoter
    pour eux , puisque , necéssairement il est impensable de voter pour thalassa monophtalmos , pas vrai ?
    quand à penser expulser nos exigeurs d'asile , ça , faut pas y compter
    déjà , envisager de faire le tri....ça te marque pour le restant de ton existence , alors refuser , refuser, c'est....non , je sais pas comment on peut qualifier ça....

    RépondreSupprimer
  2. "Au fond, comme chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef ; qu'il y eût un Etat."

    De Gaulle parlant d'Albert Lebrun. Il y a encore un Etat, qui s'occupe de tout mais pas de l'essentiel, de ce qui devrait être sa seule tâche, le régalien, défense, sécurité et justice.

    Le Nain

    RépondreSupprimer
  3. Vu d'Amérique on comprend pas vraiment.... Ce qui nous intéresse vraiment c'est la campagne électorale de Donald Trump !
    Entendu quand j'étais enfant: " Quand y a 2 français(es) qui sont d'accord... ben y a un nouveau parti politique! "

    L'armoricain

    RépondreSupprimer