"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 8 septembre 2015

Conférence de presse sous Valium…



L’artiste ayant récemment envoyé quelques ballons d’essai pour tenter de se refaire en évoquant bien discrètement le regret d’avoir fait quelques erreurs de discernement en début de mandat, on aurait pu s’attendre à ce que ça décoiffe un peu. L’actualité aidant, on aurait même pu s’attendre à une confidence de stress 
Que retenir en fin de compte de la conférence de presse d’hier ?

1° - On va faire des vols de reconnaissance si l’affreux Bachar y consent sans nous balancer ses missiles Sam qu’on ne sait pas éviter ; 2° - On va accueillir "officiellement" comme "réfugiés" 24.000 de ses concitoyens qui ont désertés (les autres aussi mais on évitera de les compter) ; 3° - Le reste on en parlera une prochaine fois…

Je résume mais c’est à peu près ça…

Et je devrais m’en tenir là.

Mais bon. Tant qu’à ouvrir le clavier, autant meubler un peu le vide :
Une fois encore, l’artiste, déjà vieux clown ringardisé, lassant et plus-de-saison, est monté sur scène comme dans une salle des fêtes du fond de la Corrèze pour son antépénultième dernier tour de piste… Et comme chaque fois dans ses tournées convenues de chanteur de variétés, crooner pour maisons de retraites, il nous a infligé son tube préféré, toujours le même, dont j’avais réussi à recopier ici quelques strophes il y a déjà deux ans et demi :  

Je lui dirai les mots creux
Mais des mots qui font sérieux.
Trancher est si ridicule
Moi j’hésite et puis recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
Du consensus
Du consensus

Je lui dirai les mots creux
Ceux qui bercent modernoeud.
J’évoquerai sans les nommer
Tout ceux qu’elle devra aimer.
Du vent des mots volatils
J'aime le confort immobile
D'ambiguïté
D'ambiguïté

Plus d’usines, plus d’ateliers
Rien que squares pour sans-papiers.
Elle s’inquiète pour sa retraite
Idiote erreur de jeunesse
Mais sûr ça lui passera
Car "Moi Président" je suis là
Il faudra qu'elle me comprenne
À tout prix

Je lui dirai les mots creux,
Mots qu'ont dit pour aller mieux.
Les excuses que je me donne
Suffisent pour qu’on me pardonne
Il reste une rancœur subtile
Mais moi j’ai les gardes mobiles
Pour mes voyages
Pour mes voyages

Je lui dirai les mots creux
Ceux que rendent Bergé heureux.
Deux bites unies en jouissance
Feront rev’nir la croissance
Et le refus du gaz de schiste
Rendront la Sécu moins triste
Ça suffira !
Ça suffira !

Je lui dirai les mots creux…


Avec mes remerciements à Jean-Michel Jarre, parolier du texte kitch du tube de Christophe qui meublait les slows sur les plages il y a de ça 42 ans…

1 commentaire:

  1. Perte de temps que d'écouter notre bon sire dans son français approximatif, loin des envolées des tribuns dont le verbe transportait les foules. Discours de petit boutiquier ne croyant même pas en la marchandise qu'il essaye de fourguer, ternissant par son souffle minable les ors de la Pompadour qui se souviennent des discussions pleines d'esprit qui se sont tenues dans ses salons.Vision d'une France fonctionnarisée tenue par des sous-chefs de bureaux qui n'ont que pour seule vision la prochaine échéance électorale.

    Je ne crois guère en l'homme providentiel, mais il faut bien avouer que nous sommes tombés au niveau zéro de la politique. Dans ce mot, il y a polis, la cité, je ne vois que la satisfaction d'intérêts particuliers d'une caste qui s'accroche à ses privilèges.Qu'ils songent qu'il y a infiniment plus de lanternes aujourd'hui que lors de la Révolution.

    Le Nain

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