"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 7 octobre 2015

La guerre sans Durex.


Chaque jour apporte son lot de gesticulations, d’avertissements, de ventilations de menaces, de condamnations avec fermeté, etc. devant l’implication croissante de la Russie dans le dossier syrien. Et les médias sur-jouent l’inquiétude d’un déclanchement d’une troisième guerre mondiale (comme si elle n’était pas déjà commencée…) On parle désormais d’une nécessaire "exclusion aérienne" au-dessus de la Syrie… Comme par hasard…

Pourquoi ? Ben parce que la Russie a décidé d’entrer vraiment dans le jeu pour débloquer la situation. Et pour la débloquer dans son intérêt, évidemment.
Or le jeu en question est une guerre. Les "Occidentaux" peuvent bien la faire à leur manière dentellière en engageant leurs actions suivant le principe de précaution du coïtus interuptus puisque leurs émois priment sur le résultat. Les Russes, eux, font la guerre comme on fait la guerre depuis les temps immémoriaux : pour la gagner en éliminant l’ennemi. Et ça craint…

Six chasseurs russes SU-30 ont mis en fuite des chasseurs israéliens F-15 au large des côtes syriennes.
Les appareils israéliens ne se privent pas depuis des mois de survoler l’espace aérien syrien et notamment la base aéronavale de Lattaquié en venant de la mer. Dans la nuit du 1er au 02 octobre, six SU-30 russes ont décollé d’une base aérienne syrienne en direction de Chypre et se sont présentés en position d’attaque devant quatre  F-15 israéliens.
Surpris et probablement non préparé à un combat aérien avec l’un des meilleurs chasseurs polyvalents russes, les pilotes israéliens se sont vite carapatés vers le Sud en survolant à très grande vitesse le Liban.
L’armée libanaise a d’ailleurs annoncé officiellement à 23h13 locale que quatre appareils ennemis (israéliens) avaient franchi l’espace aérien du Liban.
Cet incident entre avions de combat russes et israéliens a stupéfait le commandement des forces aériennes d’Israël, estimant qu’un éventuel combat aérien entre leurs F-15 et les Su-30 russes aurait débouché sur la destruction des quatre appareils israéliens. Israël a vivement protesté auprès de Moscou de cet incident mais les Russes ont exigé des explications sur la présence d’avions de combat israéliens en plein espace aérien syrien. Cet incident indique que l’espace aérien syrien est désormais sous la protection de l’aviation russe. L’incident a été passé sous silence par les grandes agences de presse mais les relais politiques et médiatiques d’Israël aux Etats-Unis,  en Europe et dans le monde arabe vont redoubler d’efforts pour diaboliser le soutien russe au gouvernement syrien…

Subitement, on s'aperçoit que quand quelqu'un fait la guerre avec l'intention de faire la guerre (et de la terminer, de préférence, victorieusement), ça devient sérieux et que ça cogne sec. Les Russes bombardent des objectifs avec l'intention visible de mettre totalement à poil les islamistes. Installations militaires, après installations militaires, et on s'étonne un peu que les Russes fassent en quelques jours autant de dégâts en comparaison du rendement annuel des frappes de la Coalition

Le but initial, inavoué mais réel, était inchangé depuis Bush : Faire tomber Damas, Bagdad et Téhéran, pour ensuite démonter la Russie et la Chine, à grands coups d'islamistes (c'est pas cher) afin d’accéder à la pleine maîtrise des richesses énergétiques d'Asie centrales, gaz, uranium et pétrole, avec la satisfaction d'éliminer l'unique concurrent possible à un empire américain pour mille ans.

Mais voilà : Des avions israéliens et russes se sont plus ou moins affrontés dans le ciel de Lattaquié. Et ce qui fut la puissance militaire dominante du Moyen Orient a piteusement battu en retraite.
Quant à la puissance militaire américaine, en dépit de milliers de milliards dépensés, elle continue de s’évaporer. Ses meilleurs avions sont dépassés par les russes ; ses porte-avions (dont la moitié sont en réparation) ne sont plus qu'une arme de prestige destinée à une destruction rapide en cas de conflit, etc.

Plus terrorisés par les risques de "dommages collatéraux" occasionnés là-bas que par les attentats terroristes sur leur sol, réduits à financer comme "troupes au sol" des mercenaires qui n’attendent que d’avoir touché leur équipement et leur solde pour passer à l’ennemi, les "occidentaux" n’ont ni stratégie ni vision d'avenir. On croit encore que l’Oncle Sam est le plus fort et qu’il suffit de lui obéir. Mais ça ne fonctionne pas. Il suffit, en face, de durer.
La Syrie a duré. Et elle durera jusqu’à ce que la Russie sonne la fin de la partie.


 

1 commentaire:

  1. Je ne crois guère à une confrontation israélo-russe, les deux sont des alliés objectifs. Je ne crois pas que les Israéliens ont envie d'avoir les fous furieux à leur porte, et le fait que les Russes leur tapent dessus doit très bien leur convenir. Les Russes ont juste signifié que désormais, ils étaient là.

    Nous bombardons des objectifs illusoires , car les dommages collatéraux sont interdits, on ne tue pas de civils. L'aviation alliée n'aurait jamais pu bombarder l'Allemagne nazie à ce compte là. Mais à cette époque, on faisait la guerre, pas une mascarade. Les Russes font toujours la guerre, ils se foutent des dommages, l'objectif d'une guerre étant de la gagner.

    Le Nain.

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