"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 2 juillet 2015

Le bruit de la mouche…



Ça y est ! Fuyant la canicule, j’ai enfin gagné dimanche dernier ma résidence d’été. Ce n’est ni Castel Gandolfo ni le fort de Brégançon, c’est beaucoup mieux. Et, comme de coutume, une fois effectuées les diligences habituelles de réouverture de la boutique, j’ai décidé de m’accorder quelques jours à ne rien faire… D’autant que les circonstances qui commandent les agendas des uns et des autres me laissent seul ici encore deux bonnes semaines. Profitons-en. 
Seul ? Pas vraiment. Certes, le bruit de fond qui monte de la vallée a cette année des sonorités de "Grexit" et "Euro-exit" de nature à susciter l’épouvante chez certains, mais je n’en ai momentanément rien à cirer. Vu que quand c’est Tsipras qui appelle il n’y a personne en Europe pour répondre au téléphone, ça sonnera bien encore à la rentrée. A moins que quelqu’un se décide d’ici-là à couper la ligne. Je suis en vacances et l’Europe en vacance.
Non. Le seul bruit qui me perturbe, qui m’exaspère en ce moment, c’est le bruit de la mouche. Cette salope, grosse et bien grasse, s'est prise d’un amour pervers pour l’écran de l’ordi. Et je n’ai plus la dextérité suffisante pour commettre un insecticide sans risques de dommages collatéraux sur le matos…

Au demeurant j’échappe donc à la canicule. C’est vrai si on s’en tient à sa définition administrative sous nos latitudes (minima nocturnes d’au moins 23°c & maxima diurnes d’au moins 33°C 3 jours consécutifs ou quelque chose comme ça) Cette canicule, il est vrai, permet de meubler suffisamment les média pour réduire la surface des Unes consacrées à la Grèce qu’on-sait-plus-trop-quoi-en-dire et pour renvoyer l’immigration en pages intérieures… J’y échappe mais, conjuguée à la "crise de l’Euro", la chaleur m’amène à passer… du bruit de la mouche au bruit de la douche…

Comme il est bon de ne rien faire quand rien ne s’agit autour de soi, j’ai notamment consacré ces derniers jours à une séquence lecture-chaise longue. Ce que faisant, je viens de finir de lire un roman de politique-fiction de 250 pages qui relève du genre particulier que l’on appelle l’uchronie. Donc une intrigue imaginaire partant d’un point de départ bien connu et réel et qui fait carrément diverger la suite de l’Histoire que nous avons vécu et vivons encore…

Qu’en dire sans vendre la mèche ?
Moscovici avait appris ce soir-là que DSK s’était fait poisser pour une histoire de viol de soubrette et qu’il était en route pour Rickers dans un fourgon cellulaire. Après avoir passé fébrilement trente-six coups de fils, Mosco’ s’était couché, incapable d’honorer Marie-Charline, et avait fini par s’endormir…
Il se réveilla en sueur. Il venait de faire le plus épouvantable cauchemar de sa vie…  
La suite, éveillée et bien réelle, tient sans doute aussi du cauchemar. Mais ce cauchemar-là, il sait s’y adapter…

Ecrit par quelqu’un très au fait du milieu concerné et très bien documenté, ce premier roman est tellement vraisemblable qu’il m’a fait rêver. Compte-tenu de l’actualité d’aujourd’hui, c’est peut-être le roman de l’été… 





        David Desgouilles
"Le bruit de la douche"
       Chez Michalon – 17 €

            disponible chez Amazon, etc.

2 commentaires:

  1. "Le bruit de la douche"Pas très délicat,on parle qd même d'un juif...

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