"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 16 mai 2012

"Quand moi causer à toi, ça jugement de valeur…"


Pour accéder à la nationalité française, la loi du 16 juin 2011 a introduit de nouvelles conditions pour les postulants à la naturalisation et les personnes souhaitant acquérir la nationalité à raison de leur mariage avec un(e) Français(e). A partir du 1er janvier 2012, le candidat à la nationalité devra prouver qu’il maîtrise le français au niveau "B1 oral", défini par le référentiel des langues utilisé en Europe. Ce niveau correspond à celui acquis en fin de scolarité obligatoire. Il permet de vivre de façon normale dans le pays et de participer à des conversations simples.

J’avais raté la news suivante :

La Fédération des Centres Sociaux Parisiens considère que le concept "Français Langue d’Intégration" (FLI®) stigmatise les migrants et met en danger les démarches d’accompagnement et de formation de ces derniers.

"Depuis de nombreuses décennies, les centres sociaux portent des valeurs de solidarité et de partage et contribuent au développement global des quartiers en s’appuyant sur un principe fondateur : l’initiative et la participation des habitants. [...]
"Un texte qui mélange le droit à l’apprentissage de la langue avec « l’adhésion aux usages et aux valeurs de la République, aux principes fondateurs de la République française, (…), que les Français ont l’ambition de considérer comme universels » nous ramène à une vision néocoloniale du monde et des étrangers. Il induit un jugement de valeur entre des civilisations, aux antipodes des valeurs portées par les centres sociaux. Cheminer ensemble oui, civiliser non ! [...]

Il n’est pas douteux que l’exécutif ne manquera pas d’enjoindre à ses préfets de suspendre dès le 1° juin l’application de cette loi odieuse et stigmatisante qui sera supprimée dès l’entrée en session du prochain parlement…

Dans un louable souci de rassemblement, tant qu’à réunir le législateur en congrès pour modifier la Constitution, outre l’ajout du vote des étrangers extracommunautaires aux municipales, l’intégration de la loi de 1905 aménagée, et la suppression du mot race de l'obscénité qu’il ne faut pas dire, notre président ne manquera pas d’en profiter pour supprimer le 1° alinéa de l’article 2 : "La langue de la République est le français."

Sinon, que penser ?  La cohérence serait-elle incompatible avec la normalité ?

4 commentaires:

  1. pendant quelques mois il va y avoir matière à rire (et à pleurer). Et puis, la réalité rattrapera le "rêve". Le plus tôt sera le mieux.

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  2. Mais oui, bien sûr, ils ont tout a fait raison.
    D'abord, le français devient de moins en moins nécessaire; pour les affaires il y a l'anglais
    et, pour la conversation courante, l'arabe.
    Il n'y a vraiment aucune raison, sinon nauséabonde,
    de discriminer ainsi nos nouveaux concitoyens.
    Salam aleïkoum.

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  3. On a beau être "aware", c'est encore et toujours aussi ahurissant.

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  4. Le portulan te ment18/05/2012 21:45

    Bonjour monsieur l'émissaire,
    c'est avec un réel plaisir que je me plonge dans vos pages.
    L'une des images qui illustrent votre billet m'interpelle, comme on dit : j'ai l'impression d'y lire une injonction à se rendre à la mosquée la plus proche en cas de la messe mahométane d'Al assar.
    C'est une sorte de bombardement ?

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