"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 5 août 2014

Avis de décès et comparaison…



L’Unità a définitivement cessé de paraître jeudi dernier 31 juillet. Oui, l’Unità, le quotidien organe officiel du PCI, ce parti communiste italien qui fut bien plus puissant que le PCF. Fondé par Antonio Gramsci en 1924, plus gros tirage de la presse quotidienne transalpine dans les années 50, taraudé par les pertes et l’effondrement accéléré des ventes, il ne payait plus ses journalistes depuis des mois…   

La voce del Partito Communista no può essere soffocata !
La voix du Parti Communiste ne peut être étouffée…
 Ben si…

Elle a été étouffée par les banques, la haute finance, le grand capital, le mur d’argent, quoi !
Non ; elle n’a pas été étouffée par ces horribles choses alignées ci-dessus qui ne sont que des bruits de bouche, des slogans et mots d’ordre creux. Elle a tout simplement été asphyxiée par le réel ; c’est-à-dire bêtement, bestialement, par manque d’air

Une dernière supplique désespérée avait encore été adressée ces derniers jours à Matteo Renzi. C’est-à-dire au Premier ministre soi-même. Et Matteo, c’est aussi le premier secrétaire du Partito Democratico fondé en 2007 en recyclant, avec d’autres de tous bords, nombre de rescapés du PCI disparu 15 ans auparavant… Mais Matteo, l’ingrat, est resté aux abonnés absents ; un de plus….
Il est vrai que Matteo a d’autres préoccupations, lui. Dans un contexte où il s’emploie à inverser les courbes autrement qu’avec de simples mouvements de menton, où tout le monde est appelé à faire concrètement feu de tout bois pour un redressement pas virtuel, où le réel est cruel pour chacun, il n’y a  évidemment aucune raison que l’Etat Italien et ses contribuables consentent à couvrir les dettes et à assurer les fins de mois de cette feuille paroissiale résiduelle au nom de… au nom de quoi au juste ?

Pourquoi vous causer de ça dont nous n’avons rien à foutre ?

Pour vous montrer combien les ritals sont radins et manifestent un odieux mépris pour le devoir de mémoire, la nostalgie, l’obligation mémorielle, et caetera desunt…

Nous, au moins, si nous savons euthanasier achever les vivants "dans la dignité", nous savons qu’il est de notre devoir de consacrer tout le pognon que nous n’avons pas à l’acharnement thérapeutique indispensable pour maintenir la pâle lueur d’astres morts. Car c’est une exigence mémorielle de ne pas laisser s’éteindre certains symboles qui justifient la prétention au pouvoir du rêve socialiste d’un éternel futur 
Oui, nous au moins, nous ne laissons pas mourir l’Humanité ! L’Huma fondé par Jaurès ! Rendez-vous compte ! Nous veillons à ce que l’Huma soit le quotidien le plus subventionné avec une moyenne de 6,8 millions d’euros ces dernières années. L’ensemble des contribuables fait le geste citoyen de lui verser à chaque numéro 48 centimes par exemplaire. Cébien. Sans compter qu’en décembre dernier nos députés ont voté l’abandon des créances détenues par l’Etat sur un prêt accordé à l’Huma en 2002 : soit 4.086.710,31 € de solde en capital plus les intérêts contractuels courus et échus… Cébien.  

C’est à ce genre de détails qu’on mesure la supériorité de la Fwance sur une Italie d’épiciers qui oublie l’Unità et a même la mesquinerie de réclamer de l’aide pour faire face, entre autre, à ses obligations humanitaires à Lampedusa…

3 commentaires:

  1. kobus van cleef05/08/2014 13:31

    ha ,mes amis !
    mort de rire !
    le ploukèm a si bien traduit la chose !
    non,ce n'est pas de la flagornance , j'adore la référence au "quotidien de janjauraisse"
    référence qu'on risque de traîner encore puisque c'est l'année janjauraisse ....
    heureusement d'autres commémorations nous attendent,d'autres morts illustres ou pas se pressent dans les avis mortuaires des follicules pour être honorés qui d'une place, qui d'une impasse

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  2. Ils sont bien, ces Italiens. Don Camillo serait content.

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  3. Pourquoi c'est toujours nous les cons ?
    Y a un blème !

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