"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 27 août 2014

Un gouvernement qui rassure…



Oui, qui rassure. Il fallait "rassurer" les fwançais ; c’est fait. Que n’aurait-on pas dit si on avait encore ajouté de nouveaux changements de pieds !

Je me souviens de ce qu’avait dit le directeur de la Business School d’un de mes fils aux élèves de première année le jour de la rentrée :
« - Je ne veux jamais vous entendre dire : "- On ne m’a pas dit" ! » …Tirez-en les conclusions

Comme des bons petits scolaires attendant que ça leur tombe tout cuit, sans une once de curiosité en dehors du manuel qu’on leur a donné à avaler, la vaniteusement auto-proclamée "gauche de la gauche" prend des airs de vierges outragées. On ne nous avait pas dit !  Les cons croient encore que le "discours du Bourget" était le programme de gouvernement ! Alors que ce programme se lisait dès le premier jour au perron de l’Elysée, côté jardin, sur la photo de classe du gouvernement Ayrault 1 il y a plus de deux ans.
Et depuis, ce programme n’a pas été changé d’un iota ! Son casting d’estrade de music-hall donnait déjà le la de la partition et le synopsis de la pièce : Quels que soient les habillages successifs en pactes divers et variés imposés au jour le jour par les circonstances, on se donne pour programme de faire ce qu’on peut pour ne rien toucher à ce qui fâche nos clientèles (captives ou potentiellement espérées) et pour le reste, on attendra Godot, c’est-à-dire qu’on attendra la croissance venue d’ailleurs et on se pliera aux ukases des voisins en essayant que ça ne se voit pas trop…

Les socialos à l’ancienne blanchis sur le terrain n’existant plus, la brochette de guignols alignée sur les marches en juin 2012 n’était constituée, pour l’essentiel, que de petits marquis de cabinet et de starlettes peopelisables. Ce gouvernement ne pouvait donc pas faire une autre politique que celle-là. Il n’en aurait eu ni la capacité, ni la cohésion ni la force morale nécessaire. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Bien sûr, à l’électeur comme au nouveau député qui scandaient alors "- On a gagné !", on ne leur a pas dit. Mais il leur suffisait alors de regarder…
Voici donc le 4° gouvernement. Et c’’est bien toujours le même. Et la même politique… La stabilité rassure (devrait…) C’est toujours le même et il tient à le montrer. Comment le montrer quand on n’a rien dans sa boîte à outil ? En complétant le discours convenu du "rassembler les Français dans une société apaisée" par une provocation ; et une provocation gratuite.

J’écrivais hier que Taubira ne risquait rien. C’est l’icône de la Justice, inoxydable dès le premier jour. Même   si Valls ne peut pas l’encadrer, elle lui est imposée par Hollande. De toutes façon, elle a beau être totalement opposée à la politique économique suivie, ils savent qu’elle ne le dira jamais ouvertement car elle s’en fout comme elle se fout des acurabas ; seul compte pour elle de garder sa place, non par intérêt personnel mais pour pouvoir continuer son œuvre de démolition jusqu’au point de non-retour. Son maintien n’est donc pas une surprise.

La provocation, pied de nez bras d’honneur de mépris adressé par des incapables haineux à ceux qui les nourrissent, c’est évidemment la nomination de cette chère Najat à l’Education Nationale, au troisième rang protocolaire, avant même Fabius…  

Provocation gratuite ? Pas forcément tant que ça. Il ne devait pas y avoir grand monde au portillon pour récupérer ce bâton merdeux avec les rythmes scolaires à huit jours de la rentrée… La Royale est plus tranquille à l’écologie et la Guigou préfère présider la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée Nationale…
La belle Najat y a sans doute vue une opportunité et je lui souhaite bien du plaisir…

Pour célébrer sa nomination à ce poste quasi régalien et de haut vol, je vous invite à revoir ici et deux de ses meilleures prestations en qualité de porte-parole du gouvernement.  

1 commentaire:

  1. C'est le Lycée Papillon:
    "Et puis comm' plus tard, j'veux devenir ministre, moins je s'rai calé, plus j'aurai d'valeur;
    Je vous dis: bravo!
    Mais je vous donne zéro.

    Georgius est un visionnaire.

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