C’est dire à quel point le dugong est menacé de disparition. Il ne faut rien ignorer du dugong. On ne se soucie jamais assez du dugong.
Heureusement, Marianne est là. Pas plus que du Ducon aux abois en fin de droits et du Libyen famélique mais si démocratique, Big Mother ne saurait se désintéresser de ce pauvre Dugong aussi gracieux qu’il ne saurait être ruineux.
Bref, c’est à l’Agence des aires marines protégées et des parcs naturels marins, établissement public à caractère administratif basé à Brest, de s’occuper du dugong. Oeuvrant sous la tutelle du ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable, rien que ça, ce machin est doté d’un Conseil d’Administration consistant : Tous les présidents de parcs naturels marins, 16 représentants de l’Etat et 21 élus, usagers et associatifs. Le dugong a bien de la chance…
QUESTION (bête) : Où sont les dugongs ?

Bon. Mais nous de chez nous, que fait-on pour le dugong ?
Et bien, vous pensiez sans doute que Big Mother réservait égoïstement le fond de son porte-monnaie (et un peu plus) à la promotion et à la chanceuse prolifération de la diversité chez les bipèdes humanoïdes hexagonaux ? Que nenni ! Pénétrée de sa haute responsabilité en matière de biodiversité ultramarine et de l’importance de l’enjeu national, l’Agence ad oc a le souci légitime de recenser NOS dugongs afin que cette incertaine demi-douzaine d’individus puissent bénéficier de la CMU, enfin de ces genres de trucs (c’est une question de droit du sol et d’éthique durable)
Je résume (je sens votre ouf !) : L’Agence des aires marines etc. a lancé samedi dernier un appel d’offre à la concurrence pour la réalisation d’une Etude de la distribution de la population de dugongs de Nouvelle Calédonie par survol aérien.
Il s’agit d’une adjudication classique dans les règles des Marchés Publics, financement sur fonds exclusivement budgétaires, paiement à 30 jours de service fait, etc.
Le cahier des charges prévoit deux survols aériens (notez qu’il y a 3 400 km de côtes, toutes îles comprises)
Je sens que vous allez me dire que dans le cadre de la protection des espèces menacées, l’étude de la distribution de certaines sous-espèces de bipèdes présumés pensant, même par survol, ne manquerait pas d’intérêt. Je vous répondrai qu’il n’y a pas de budget pour ça et que ce n’est pas grave car ce n’est pas un problème.
En effet, s’il est important de pouvoir discriminer entre les dugongs et leurs cousins les lamantins, ce serait une scandaleuse discrimination de l’envisager pour les espèces que vous avez l’outrecuidance d’évoquer.

(Marsa Alam – Mer Rouge)
(trop menacé pour être copte…)
[merci à Sylvain pour la source]
De toutes façons, le dugong de souche n'existe pas.
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